Katy Vachon a déjà vécu à Montréal, dans sa vingtaine, entre autres pour tenter sa chance en chanson. Elle a couru les auditions et les concours, mais ce n’était pas le bon moment. Elle a persévéré, a même pu réaliser un microalbum (EP), mais n’a jamais rencontré d’occasions à la mesure de ses ambitions. Aujourd’hui, les étoiles sont alignées. Et le spectacle ne fait que commencer! 

DES DÉBUTS AUX AIRS DE FAMILLE 

Katy Vachon chante depuis une trentaine d’années. Jeune ado de 12 ou 13 ans, elle accompagnait son père dans les bars, les mariages, les spectacles en entreprise. Elle vivait déjà pour la scène. « Je me sens sur mon X quand j’ai un micro entre les mains! », explique-t-elle.  

Son arrivée dans l’aventure de La Voix la laisse bouche bée, dépassée par l’ampleur des évènements. Elle est surprise de n’être entourée que de positif, elle qui redoutait un peu les trolls et la méchanceté gratuite des gens sur internet. Mais non, rien, elle ne reçoit que du beau, du bon, de l’amour du public. Elle est entourée d’une belle équipe à La Voix, aussi. La gentillesse et l’accueil du chanteur Mario Pelchat, ainsi que le talent débordant de ses coéquipières et coéquipiers la motivent beaucoup. D’ailleurs, elle compte miser sur la force des duos plutôt que sur la compétitivité des duels, pour évoluer et apprécier son passage dans l’aventure. Cette nuance témoigne d’une maturité tant humaine qu’artistique, et cela ne fait que présenter Katy Vachon dans ce qu’elle est : une femme d’exception.  

Crédit photo : Bertrand Exertier

CENT FOIS SUR LE MÉTIER 

Katy Vachon a tenté sa chance aux dix éditions de La Voix. Son histoire était tracée pour l’édition 2024, hors de tout doute! Elle ne comptait pas se présenter de nouveau cette année, mais elle a cédé à la pression enthousiaste de ses proches. Elle a profité d’une nouveauté dans le processus d’audition, soit la participation initiale par vidéo, pour s’essayer sans devoir prendre la route une nouvelle fois. Il n’a fallu que trois jours pour recevoir l’appel qu’elle attendait tant. La suite, on la connaît… 

Avant de monter sur scène, elle a connu un moment d’absence artistique : aucun souvenir de ses pas des coulisses au micro. Cet état d’euphorie l’a transportée et lui a permis d’offrir une prestation sentie, que Mario Pelchat a endossée dès les premiers mots! Elle a toujours su qu’il fallait essayer encore, (re)tenter sa chance, travailler pour ce que l’on veut. Et sa persévérance a été payante : Katy Vachon a gagné haut la main une place dans l’équipe du légendaire Mario Pelchat. Elle a joué le tout pour le tout sur scène, et tout le Québec – surtout l’Abitibi-Témiscamingue! – a été charmé. 

L’attente des premières étapes du travail en groupe est énergisante pour l’artiste. Tout le talent qu’elle voit chez les membres de son équipe, elle le voit comme un challenge excitant. Aussi, le choix des chansons repose sur le dos du chef d’équipe, et bien qu’elle connaissance plusieurs chansons de plusieurs répertoires, la hâte de connaître les morceaux qui seront choisis pour elle ajoute à son anticipation joyeuse. Cette artiste intègre a toutefois surtout hâte de briller avec ses collègues, et non de les écraser. Elle a hâte de chanter. Elle est sur son X avec un micro entre les mains, après tout! 

FIÈRE REPRÉSENTANTE DE L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE 

Depuis sa première apparition à La Voix, Katy Vachon ne reçoit que de l’amour du public – surtout celui témiscabitibien. Elle est heureuse de pouvoir offrir un peu de positif aux gens de la région qui a été éprouvée ces derniers mois. Célébrer la joie d’avoir l’une des nôtres à La Voix, c’est rassembleur, énergisant et tellement excitant! Cette énergie, elle la ressent, et cela la motive à parler de l’Abitibi-Témiscamingue quand elle le peut. Elle déplore que l’image de la région soit parfois ternie, et elle se fait un devoir de rectifier le tir. L’Abitibi-Témiscamingue offre tout : la vie culturelle dynamique, les grands espaces où avoir une belle qualité de vie, des gens attachants et engagés! Sa terre natale, Katy Vachon la représente comme pas une. Son public trépigne maintenant pour connaître la suite des choses, en la célébrant déjà, grande dame devant la chanson.  


Auteur/trice

Après avoir enseigné le français, le théâtre et la littérature au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, Gabrielle Demers oeuvre dans le domaine de la pédagogie universitaire. Elle s’adonne aussi à la performance, aux installations artistiques et aux arts imprimés. Elle se questionne sur les enjeux actuels liés à la féminité dans l’espace public, entre autres.