Laurianne Lamontagne, chargée de projet, CONSEIL RÉGIONAL DE L’ENVIRONNEMENT DE L’Abitibi-Témiscamingue (creat)
Le Québec est un producteur gourmand de déchets, avec une moyenne annuelle par habitant de 240 kg (530 lb) de déchets domestiques enfouis ou incinérés et de 65 kg (143 lb) de matières recyclables acheminées au centre de tri. Face aux coûts liés à la gestion de ces matières résiduelles, à l’impact cumulé de nos sites d’enfouissement et au faible taux de valorisation des matières dites recyclables (seulement 46 %), une solution facile et efficace pour allier économie et écologie se dessine : la réduction à la source.

LE VRAC OU COMMENT RÉDUIRE À LA SOURCE
Le vrac permet d’acheter des produits et des aliments dans des contenants réutilisables, et ce, en quantité souhaitée. Ce n’est pas du « zéro déchet » à proprement parler, mais bien une manière de réduire massivement notre production de matières résiduelles. De plus, le gaspillage alimentaire est évité puisqu’on se procure l’aliment dans la quantité requise, sans surplus.
La transition vers les achats en vrac peut être perçue comme complexe et un peu intimidante. Voici donc quelques petits trucs pour s’initier au vrac :
- Commencer par un ou deux produits
Passer au vrac ne signifie pas de remplacer 100 % de nos achats dès le départ. On peut commencer par cibler un ou deux produits que l’on utilise régulièrement, puis en substituer d’autres progressivement au rythme qui nous convient.
- N’importe quel contenant convient
Pas besoin de beaux pots en verre pour acheter en vrac : un pot de yogourt ou de cornichon, un contenant ou un sac en plastique, tant qu’il est propre, convient. De plus, la plupart des magasins en fournissent pour faciliter la transition.
- Les dégâts, ça arrive!
La manipulation d’aliments comporte forcément un risque de faire un dégât. Le personnel peut expliquer les manipulations adéquates pour les éviter et vous donner des trucs pour faciliter votre expérience. L’important est d’apprendre et de persévérer dans cette démarche écoresponsable.
- Le personnel peut préparer une commande pour la clientèle pressée
Il suffit de venir déposer ses contenants avec une liste, et de repasser ultérieurement pour les récupérer dûment remplis. C’est une manière efficace de concilier achats en vrac et horaire chargé.
DES AVANTAGES CONCRETS POUR LE PORTEFEUILLE
Au-delà de l’aspect environnemental, l’achat en vrac présente des bénéfices économiques indéniables. Les prix au poids sont souvent plus avantageux que ceux des produits préemballés puisqu’on ne paie pas pour l’emballage ni pour les stratégies de marketing. Cette approche permet également de découvrir de nouveaux produits en petites quantités avant de s’engager dans un achat plus important.
UNE OFFRE BIEN IMPLANTÉE DANS LA RÉGION
L’Abitibi-Témiscamingue a la chance de compter sur six personnes passionnées qui tiennent cinq boutiques offrant du vrac. Grâce à leur travail quotidien, elles permettent à des centaines de ménages témiscabitibiens de réduire leur empreinte écologique, de réaliser des économies et d’encourager des producteurs locaux. Et c’est toujours un plaisir pour eux d’accompagner les néophytes dans leur transition.
N’hésitez pas à passer pour découvrir le merveilleux monde du vrac.