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Chroniques // Environnement

CHRONIQUE

VERS DES ÉVÉNEMENTS ÉCORESPONSABLES

// MAURICE DUCLOS, ÉCO-CONSEILLER DIPLÔMÉ © - 25 juin 2019

Numéro : Juillet-août 2019

 

photo : Joseph Sohm (Shutterstock)

 

L’humain est un animal social. Nous aimons nous rencontrer pour toutes sortes de prétextes, des plus sérieux aux plus futiles. C’est un besoin et l’habitude d’organiser des réunions, des mariages ou des fêtes de bureau et des événements festifs et conviviaux n’est pas près de disparaître de nos vies.

 

Allons-y d’une traite : qui dit été, dit tourisme et festivals. Depuis plus de 15 ans, le développement touristique est sans pareil en Abitibi-Témiscamingue, notamment du côté des festivals. Pensez-y deux minutes. En tout cas, moi j’y pense. En 1999, à part la peur du bogue de l’an 2000, y’avait pas beaucoup d’événements festifs à se mettre sous la dent pour se divertir durant l’été.

 

Aujourd’hui, si vous avez entre 18 et 88 ans… Wow! Ce n’est pas l’offre qui manque. Le nombre d’événements a littéralement explosé depuis le tournant du XXIe siècle.

 

Pour vous donner une idée, en 2002, FME et Foire gourmande; 2003, Festival contes et légendes; 2004, Osisko en lumière, FRIMAT et Documenteur; 2005, Festival des guitares du monde (FGMAT); 2007, H2O; 2008, Festival des langues sales; 2013, la FÉE; 2015, Festival de Blues, et j’en passe plusieurs. Plus récemment, en 2018, le Moto Film Fest, le Festival de musique trad ainsi que le nouveau FestiVoile en 2019 sont entrés dans la parade (devenu très grande) des festivals en Abitibi-Témiscamingue.

 

Chacun a sa place dans la parade. Musique de toutes sortes, boustifaille et gastronomie, cinéma, humour et autres.

 

Le dicton veut qu’on ne fasse pas d’omelette sans casser des œufs. Toute activité humaine, aussi anodine soit-elle, a des impacts sur l’environnement et occasionne des coûts à la société. Dans une étude réalisée au Québec (Levert et ass. 2008), il a été mesuré et démontré que lors d’un événement grand public (festival, salon, foire, conférence, colloque, etc.), un participant génère jusqu’à 10 kg de déchets par jour, soit 5 fois plus qu’en temps normal. Cinq fois plus de déchets… C’est beaucoup de « déchets » que les organisateurs doivent gérer convenablement pour en réduire l’impact négatif sur l’environnement.

 

En Abitibi-Témiscamingue, plusieurs événements ont pris le virage et ont changé leurs façons de faire. Bravo! Certains se démarquent. Le FME a été le premier à instaurer le verre (bock) réutilisable, la Foire gourmande, la première à implanter le compostage lors d’un événement d’importance, le FGMAT, parmi les premiers à interdire la vente de bouteilles d’eau jetables. Quant à lui, le FRIMAT applique depuis plusieurs années le principe 3R-V, soit de réduire, de réutiliser et de recycler, puis de valoriser la matière. Et la liste s’allonge avec le temps.

 

Depuis quelques années on voit nettement une tendance prendre de l’ampleur. Le fameux mouvement « zéro déchet » prend le relais : ce qui était nommé comme « événement écoresponsable » est devenu événement « zéro déchet ». En fait, c’est essentiellement la même chose, mais en plus vendeur.

 

Bravo à toutes ces organisations qui prennent ce virage vert essentiel en cette période de changements climatiques (certains diront crise climatique). La réduction de l’empreinte écologique des événements est importante, considérant la quantité de déplacements et de déchets générés par les milliers de festivaliers et de visiteurs.

 

À l’heure actuelle, le virage vert se fait de plus en plus sentir et il doit le devenir encore davantage dans les prochaines années. Pas juste en gestion des « poubelles », mais aussi en gestion du carbone émis par les déplacements et les transports. Toutes les organisations en sortiront immanquablement gagnantes.

 

 

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