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Chroniques // Pleins feux sur la culture en Abitibi-Témiscamingue

Pleins feux

La danse

// Madeleine Perron - 17 mars 2016

Numéro : Mars 2016

 

Élèves du centre de musique et de danse de Val-d'Or
photo : Serge Gosselin

 

La danse connait une effervescence significative en Abitibi-Témiscamingue. Le Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue (CCAT), qui observe les tendances du milieu culturel et artistique, est en mesure d’affirmer qu’entre 2007 et 2015, le secteur de la danse a connu une belle évolution.

 

En effet, en 2007, le Portrait des arts et de la culture en Abitibi-Témiscamingue dénombrait 9 écoles qui accueillaient près de 1 500 élèves alors qu’en 2015, 17 écoles accueillaient plus de 2 600 élèves. Composées d’une clientèle majoritairement de jeunes, quelques écoles accueillent une clientèle adulte plus nombreuse. Une grande variété de styles de danse est offerte par plus de 115 professeurs ou monitrices. On retrouve un minimum de deux écoles par MRC, mais c’est dans celle de la Vallée-de-l’Or que l’on en dénombre le plus grand nombre, soit cinq.

 

Des 17 écoles de danse présentes sur notre territoire, plus de la moitié ont été fondées il y a plus de 20 ans. La doyenne de ces écoles, l’École de danse PRELV à Rouyn-Noranda, existe depuis 45 ans.

 

Bien que dans notre région la pratique de la discipline de la danse s’organise principalement autour des écoles de danse, en 2007, un événement voit le jour à Val-d’Or. D’abord connu sous le nom Événement Danse Angle Mort, il est ensuite renommé Festival Art’Danse de l’Abitibi-Témiscamingue en 2010. En plus d’initier le public au monde de la danse, cet événement veut offrir une plateforme de création et de diffusion aux danseuses et danseurs de la région, ainsi que des activités de formation.

 

Le financement des écoles de danse, dont la plupart opèrent sur une base privée, repose presque entièrement sur les revenus d’inscriptions et les revenus générés par les spectacles annuels. Aucun financement public n’est accordé aux écoles de la région, qui recourent aussi aux commandites et campagnes de financement pour réaliser leurs projets.

 

Le portrait de 2007 faisait état d’une trentaine d’artistes dans la discipline de la danse, dont une dizaine engagées dans une démarche professionnelle. En 2014, la banque de données du CCAT recensait 32 artistes dans cette discipline, dont une quinzaine indiquent avoir un statut professionnel. On observe donc une discipline qui maintient son niveau de professionnalisation.

 

Toujours entre 2007 et 2015, les diffuseurs du réseau Spectour ont accueilli 22 spectacles de danse professionnelle qui ont généré 43 représentations. Par comparaison, le portrait 2007 faisait état, entre 2001 et 2006, de 16 spectacles professionnels ayant fait l’objet de 25 représentations. On observe une plus grande offre à Ville-Marie (Théâtre du Rift), à Val-d’Or (Théâtre Télébec) et à La Sarre (Salle Desjardins).

 

Pour en savoir davantage sur la danse, consultez le Portrait des arts et de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue rédigé par Louise Lambert, disponible sur le site du CCAT. \\

 

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