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Chroniques // Cinéma et arts numériques

Les arts numériques, le cinéma et la vidéo

// Madeleine Perron - 7 nov. 2015

Numéro : Novembre 2015

 

Serge Bordeleau, fondateur du Festival de cinéma des gens d'ici
photo : Archives CCAT

 

Fin octobre, début novembre se déroule un incontournable dont on parle partout dans notre région mais aussi dans l’ensemble du Québec : le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Deuxième évènement le plus ancien de notre région, avec ses 34 chandelles (le premier étant le Salon du livre, le 39e en 2015), cet évènement a grandement contribué à un repositionnement de la perception de la région au niveau panquébécois.

 

C’est un beau prétexte pour analyser l’évolution des arts numériques, du cinéma et de la vidéo entre 2007 et 2014. Un des faits marquants de cette période est incontestablement le nombre de projets produits et réalisés en Abitibi-Témiscamingue, qui a littéralement explosé. Alors qu’on en comptait une cinquantaine entre 2000 et 2007, on en répertorie près de 150 de 2007 à 2014. Ce nombre ne tient pas compte des productions montréalaises qui ont été tournées chez nous ni de celles du Wapikoni mobile (sauf les films qui ont été primés). Ce studio ambulant a permis la réalisation de 147 films par de jeunes autochtones des communautés de Kitcisakik, Lac-Simon, Pikogan, Timiskaming et Winneway.

 

Ce foisonnement est intimement lié aux évènements qui ont un volet création, dont le Festival de cinéma des gens d’ici, fondé en 2010, qui s’ajoute au Festival du DocuMenteur. Par ailleurs, depuis 2007, on a vu apparaître les maisons de production Balbuzard, Image Nomade Production, 08 Cinéma indépendant et Papa productions. La présence de formation postsecondaire en cinéma et multimédia au Cégep et à l’Université contribue elle aussi grandement à cette effervescence avec entre autres des évènements comme le Cabaret de création cinématographique créé en 2011 et le Festival vidéo du Cégep qui en était à sa 21e édition en 2014.

 

On ne peut passer sous silence les avancées technologiques qui ont une incidence directe sur la démocratisation de cette discipline, tant pour la création que pour la diffusion. Mentionnons entre autres Bref, je suis prof, un projet réalisé chez nous ayant attitré plus 1 300 000 visionnements en 2014, le plaçant au 4e rang des vidéos québécoises les plus visionnées. La série et le portail Humanima, produit par Nova Média, est aussi un autre bel exemple de projet qui, à partir de l’Abitibi-Témiscamingue, fait l’objet d’une diffusion sur de grands réseaux et d’une reconnaissance dans divers pays.

 

Les 7 salles de cinéma de notre région sont indépendantes, ce qui leur permet une plus grande latitude dans leur programmation et la présentation des projets de notre région sur leurs écrans. Leur fréquentation est croissante avec un taux d’occupation de 11,5 % en 2008 alors qu’il est de 13 % en 2013. Ce taux d’occupation est plus élevé que la moyenne québécoise qui est à 11 %. Bien que l’on note une progression, il est intéressant de savoir qu’il y a eu, dans les années 1950, jusqu’à 26 salles de cinéma dans 17 villes, avec 759 000 entrées annuelles, soit une moyenne annuelle de 35 sorties cinéma par individu.

 

Pour en savoir davantage sur les arts numériques, le cinéma et la vidéo, consultez le Portrait des arts et de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue rédigé par Louise Lambert, disponible sur le site du CCAT. \\

 

La production et la diffusion vidéo en chiffres, de 2007 à 2014 : 

La région est passée de

  • 30 à 47 professionnels
  • 17 à 18 écrans de cinéma
  • 15 181 à 15 031 projections
  • Le prix moyen du billet de cinéma était de 5,70 $ en 2008, alors qu’il est de 7,56 $ en 2013; en termes d’assistance, elle est passée de 232 800 à 242 800 entrées.

 

 

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