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Articles // Cinéma et arts numériques

Festival

VUE SUR LE 37E FCIAT

// Diane Labrecque, citoyenne de Brossard, festivalière et (surtout!) cinéphile - 29 nov. 2018

Numéro : Décembre 2018 / Janvier 2019

 

L'équipe du film "Happy face" recevant une ovation du public à la fin de la présentation au FCIAT
photo : Tim de Bouville

 

10 h, je quitte Montréal. Direction : le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT). Pourquoi aller si loin pour voir des films? Outre le fait que la distribution de films à Montréal fait la portion congrue aux films étrangers et que ceux-ci ne peuvent en général être vus que dans le cadre d’un festival ou dans quelques cinémas de répertoire, aller au FCIAT, c’est avant tout aller à la rencontre de l’autre, accepter de se faire interpeller et de se remettre en question, de se confronter à une réalité différente de la sienne, de sortir de sa zone de confort et de ses certitudes.

En tout premier lieu, c’est aller à la rencontre d’une région qui, par son dynamisme, sa créativité et sa résilience, réussit depuis maintenant 37 ans à organiser un festival de grande qualité, apprécié à la fois des artisans du cinéma que des spectateurs. Il est d’ailleurs dommage que cet événement ne trouve pas plus d’écho dans les médias de la grande région de Montréal.

Le FCIAT, c’est aussi une rencontre avec le monde dans toute sa beauté et ses laideurs, ses ressemblances et ses différences, ses espoirs et ses misères. Bien qu’à mon avis, la programmation de cette 37eédition ait été moins puissante et intéressante que celle de l’année précédente (comme pour le vin, j’imagine qu’il y a les années de grands crus et les autres), le Festival nous réservait de bien belles surprises, particulièrement en ce qui a trait aux films étrangers. Ainsi, des films comme Happy face et Bitter flowers – que je ne serais pas allée voir de moi-même – m’ont ravie. Par contre, surtout du côté des courts métrages, j’avais parfois l’impression que la forme prenait trop de place au détriment du contenu (c’est bien, les nouvelles technologies, mais ça ne remplacera jamais un bon sujet et une histoire bien racontée). Mais là encore, j’ai aussi découvert des petits bijoux qui m’ont charmée. Enfin, petite déception, le film Woman at War du réalisateur Benedikt Erlingsson, qui a remporté le prix du public, était présenté à 9 h le dimanche matin et je l’ai manqué. J’aurais volontiers échangé certains films pour avoir la possibilité de voir ce qui semble avoir été le secret le mieux gardé du Festival.

Je reviendrai au FCIAT et j’encourage tout le monde à en faire l’expérience au moins une fois, ne serait-ce que pour découvrir une région formidable et se laisser transporter par des films qu’autrement, on ne serait pas allés voir.

 

LES LAURÉATS DU FCIAT 2018

  • Grand prix Hydro-Québec : Woman at War du réalisateur islandais Benedikt Erlingsson 
  • Prix Télébec : court métrage Trois pages de Roger Gariépy
  • Prix animé TVA Abitibi-Témiscamingue : Animal Behaviour de David Fine et Alison Snowden
  • Prix Robert-Claude Bérubé, décerné par le jury « Communications et Société : Happy face d’Alexandre Franchi, mettant en vedette l’acteur d’origine valdorienne Robin L’Houmeau
  • Prix Télé-Québec (Espace court) : Lunar-Orbit Rendezvous de Mélanie Charbonnea
  • Prix de la relève Desjardins : Je déteste ma vie d’Adam Moreau, Simon Roberge et Shany Lanoix (Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue) et Réflexion de Cyprien Jeancolas (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue)

 

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