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Articles // Arts visuels

L’amour, au-delà de l’intangible

// Véronic Beaulé. - 1 févr. 2010

Numéro : Février 2010

 

 

Pour son exposition de février, la Salle Augustin-Chénier de Ville-Marie offre ses murs à un jeune artiste originaire du Témiscamingue, Jasmin Guimont Fortin. Maintenant établi à Montréal, Jasmin vient présenter au Témicamingue de son enfance l’artiste qu’il a toujours été et celui qu’il est devenu. Rencontre avec Jasmin, l’artiste qui peint.

 

25 ans, crayon de plomb à la main depuis son enfance pour dessiner, Jasmin explore et évolue. Le cégep lui fait découvrir l’acrylique, et quelques cours en graphisme donnent un côté design à sa pratique artistique. De matériaux en découvertes, il s’initie à l’huile. Depuis à peine un an et demi, il est accroché à ce matériau qu’il qualifie de noble et qui a son caractère propre. Selon lui, « l’huile est un médium classique qui est oublié, mis de côté dans une société où l’art est maintenant axé sur les performances, les installations, le multimédia. »


La peinture au corps
Love Plus, exposition qu’il présente à la Salle Augustin-Chénier, traite de l’amour, de ce mot qui a évolué d’une drôle de manière dans notre société; l’amour dans toutes ses applications, dans tous ses sens, l’amour au-delà du grand amour et de son irréalité, l’amour dans le corps, l’amour du corps. Car le corps humain, nu, est omniprésent dans cette exposition : il en est la finalité. L’artiste a voulu exposer le corps nu afin que le public renoue avec l’amour du corps. Pour Jasmin, il importe de démystifier le corps humain et sa beauté. « Je vois quelque chose dans le corps humain qui est plus beau que ce que l’on en fait aujourd’hui, une beauté qui n’a rien de pornographique. » C’est donc à partir de modèles vivants que Love Plus a pris forme, même s’il n’a pas toujours été facile pour l’artiste d’aller chercher les gens afin qu’ils posent pour lui. « Certains posent pour l’art, pour l’artiste, d’autres vont le faire pour se décomplexer. Une histoire personnelle se cache derrière chaque tableau. Love Plus, ce n’est pas juste une exposition. J’ai vécu une expérience à travers ce processus de création, je n’ai pas fait l’exposition tout seul. » Il parle alors de dépendance, de notre dépendance à l’amour, ce dont traite aussi son exposition. « Quand on parle d’amour, il y a toujours un lien de dépendance, d’affection, d’attention. Et il y a aussi d’autres formes de dépendances, comme la mienne envers mes modèles, tout au long de la création de Love Plus. »

Jasmin Guimont Fortin expose sa vision de l’amour. Correspondra-t-elle à la vôtre? C’est à vérifier, du 12 février au 4 avril, à la Salle Augustin-Chénier de Ville-Marie.

 

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