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Articles // Théâtre

C’est Albertine, qu’on attendait !

// Karine Bisson - 1 oct. 2009

Numéro : Octobre 2009

 

 

Une bouffée d’air frais soufflera cet automne sur Abitibi-Ouest avec la venue d’Albertine en cinq temps. La Troupe de théâtre à Cœur ouvert met temporairement de côté l’historique et le grandiose pour revenir à ses premiers amours avec une pièce dramatique de Michel Tremblay.

 

«Ça nous a été demandé. La Troupe a commencé au Théâtre de poche, les gens avaient hâte qu’on y retourne; c’est vraiment attendu! On a fait beaucoup de comédies musicales dans les dernières années, mais le théâtre, c’est un besoin qui se faisait sentir», raconte le metteur en scène, Daniel Morin.

 

Albertine en cinq temps a capté l’attention de ce dernier il y a déjà une quinzaine d’années, en partie à cause de son concept particulier. À sa façon, M. Morin l’a adaptée et mis à jour tout en gardant à l’esprit que l’histoire a été écrite et se déroule dans les années 1980.

 

«On parle du personnage d’Albertine à différentes époques de sa vie. À 70 ans, dans sa chambre de résidence, elle fait le bilan de sa vie. Il y a la culpabilité de cette femme-là, mais aussi l’acceptation de ses erreurs. Elle se demande finalement si elle l’a bien vécue, sa vie, et c’est comme ça qu’on passe d’une époque à l’autre. Madeleine, la sœur d’Albertine, fait le pont entre les époques», raconte brièvement M. Morin.

 

D’après le metteur en scène, c’est à même le décor que la pièce prend son envolée. «J’ai voulu apporter dans le décor, pour la compréhension des spectateurs, des strates de vie du personnage en différents paliers. C’est un décor en profondeur fait de stades flottants, qui évoquent le temps, le souvenir», décrit-il avec enthousiasme.

 

Une pièce d’un certain niveau, mais accessible à tous, assure Daniel Morin. «C’est complexe, mais on comprend vite. Ce n’est pas du monologue, les gens vont comprendre. Et avec le langage de Tremblay, on saisit bien.»

Malgré le fait que le théâtre a été délaissé par la Troupe dans les dernières années au profit de la comédie-musicale, le théâtre dramatique ne lui est pas inconnu. À son arrivée au sein de la Troupe, M. Morin a notamment mis en scène la pièce dramatique Avec l’hiver qui s’en vient, en 1991.

 

Alors que les répétitions d’Albertine en cinq temps ont débuté en janvier dernier à raison de deux par mois, il semble qu’il n’ait pas été difficile de travailler avec plus d’une production en tête. Il faut dire que Daniel Morin ainsi que trois comédiennes ont aussi des rôles dans Le Paradis du Nord.

 

«Le fait de bien saisir la pièce faisait que je savais exactement où je m’en allais. Il y a aussi le fait que, quand on a commencé les répétitions, les comédiennes savaient leur texte et comprenaient la pièce. Quand on peut répéter sans le texte dans les mains, le personnage évolue beaucoup plus vite», présente M. Morin.

 

Après Le Paradis du Nord qui renaît annuellement depuis ses débuts, comment on arrive à mettre en scène une pièce dont on connaît la durée de vie ? «C’est seulement six représentations cette pièce. C’est certain que ça fait bizarre, mais c’est comme autre chose. À un moment donné, il faut penser à y mettre fin», conclut Daniel Morin avec grande sagesse.

 

La vente des billets pour les représentations des 29, 30 et 31 octobre et des 5, 6 et 7 novembre va bon train via le réseau TicketAcces.net.

 

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