LIVIA FILTEAU, EN PARTENARIAT AVEC LE PROGRAMME ARTS, LETTRES ET COMMUNICATION DU CÉGEP DE L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE
Depuis plus de 10 ans, les 8 sourcils parcourent l’Abitibi-Témiscamingue pour présenter des reprises de succès populaires de même que leurs compositions originales, et ce, à travers une vie professionnelle parallèle et une vie personnelle bien remplie. Ils se produisent surtout dans des évènements, des festivals et des fêtes privées. Je suis allée rencontrer Maxim Cousineau, chanteur principal du groupe, pour en savoir plus sur leur parcours et leurs projets.
LA CRÉATION DU GROUPE
« Notre cousin Billy [Bergeron] est revenu au Témiscamingue en 2006, puis il m’a demandé si je voulais qu’on [son frère Tommy et lui] se parte un groupe », explique-t-il. C’est avec Danick, un autre cousin, qu’ils tentent de créer le groupe, mais la magie n’opère pas. Ils tentent alors le coup avec Jocelyn Lacroix, un ami de Billy. « Seulement un mois avant notre premier spectacle, il a fallu repartir de zéro, mais les 8 sourcils se sont créés de cette façon », explique Maxim Cousineau. « Le groupe a dû attendre de deux à trois ans avant d’obtenir un contrat à l’extérieur du Témiscamingue, et depuis ils se produisent aux quatre coins de la région. » (Journal Ensemble pour bâtir, 2012, paragr. 2)
Le groupe, qui comptait au départ 4 sourcils (Maxim et Tommy Cousineau) est ensuite passé à 6, et enfin à 8 sourcils. Le plaisir est la base ultime des projets du groupe. Selon Maxim Cousineau, ne pas se mettre de pression et s’amuser est la clé pour que ça fonctionne. Passer du temps en famille sans nécessairement faire de la musique est aussi très important pour tous les membres du groupe.
Un moment marquant pour le chanteur a été d’écrire ses propres chansons et de constater que le groupe aimait les chanter. Un autre moment important pour eux est la chanson Mon ski-doo qu’ils ont créée pour soutenir la collecte des paniers de Noël. Encore aujourd’hui, elle fait partie de leur playlist en spectacle.
LA VIE AUTOUR DE LA MUSIQUE
Pour Maxim Cousineau, jongler entre la musique, le travail et la famille est facile puisqu’il est enseignant en guitare à l’école secondaire d’Iberville. Il pratique donc sa passion tout en travaillant. « Faire de la musique, c’est vraiment pour le plaisir, on se voit, on trippe ensemble et c’est tout, mais c’est vraiment une passion pour moi, explique le musicien. En ce moment, c’est sûr qu’on en fait moins, mais on a décidé cela ensemble. On a tous des jobs et des familles, mais c’est un choix commun. »
L’AVENIR DU GROUPE
Maxim Cousineau raconte qu’il aimerait beaucoup écrire un album complet avec les autres membres du groupe. Il insiste aussi sur le but premier de sa formation : s’amuser et éprouver du plaisir dans la musique et la création en plus de passer du temps en famille et par-dessus tout, de faire danser les gens. « Pour ma carrière d’enseignant, [mon but est] d’être capable de jongler avec les élèves qui évoluent et de continuer à avoir du plaisir à faire ce que je fais, bien que les élèves changent, j’espère aimer autant mon travail! Pour la musique, peu importe ce qui arrive, je vais continuer à en faire, c’est dans mon ADN depuis que j’ai commencé, à 11 ans. Même si j’arrêtais d’être enseignant, de la musique, j’en ferais à la maison. Donc j’aimerais juste continuer à tripper. »