DANAËL BRETON, EN PARTENARIAT AVEC LE PROGRAMME ARTS, LETTRES ET COMMUNICATION DU CÉGEP DE L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

Le Témiscamingue est une région magnifique qui regorge de talents cachés. En effet, même si elle est plutôt reculée, nous y trouvons de nombreuses personnes pleines de surprises. Par exemple, Mario Peluso, qui est musicien, auteur, compositeur et parolier. Celui-ci n’habite plus dans la région, mais il sait très bien d’où il vient. Ayant eu une vie remplie et une belle carrière ponctuée de bonne musique, il est important que cela se transmette aux autres jeunes provenant de ce petit coin de pays.

SES DÉBUTS

Né en 1962, Mario Peluso grandit jusqu’à ses 15 ans dans le petit village d’Angliers d’à peine 300 habitants. À 17 ans, il achète sa première guitare d’un « gars au village qui voulait s’acheter d’la bière ». Il apprend à en jouer par lui-même, mais aussi à l’aide de son ami Nigaud, le musicien du village à qui il manque des doigts. CCR, Pink Floyd, Neil Young et John Denver l’inspirent beaucoup. Même que, lors de son premier petit spectacle, il présente une reprise d’une chanson de Neil Young. Ce premier spectacle, il le décrit comme étant « n’importe quoi », puisqu’il est simplement assis sur une table, au Willy’s Lodge. Il a alors 18 ans. Il persévère et pendant cette période, ses parents n’y croient pas vraiment, ils disent que ce n’est pas un vrai travail. Mario décide de partir et de commencer à écrire. Il est principalement seul, mais quelques-unes de ses connaissances jouent de la musique aussi. Ensuite, il joue beaucoup de Paul Piché dans les bars. Le jeune musicien participe à plusieurs concours musicaux dans la région et se rend en finale une fois. Pour Mario Peluso, toutefois, gagner ou pas, ça n’a pas d’importance, l’important c’est la lumière qu’on porte en nous, notre désir de continuer, la force de ne pas s’arrêter aux premiers défis.

SA CARRIÈRE

Tout au long de sa belle carrière, qu’il qualifie de « cheminement tranquille », il lui arrive plusieurs anecdotes. Par exemple, le spectacle qu’il considère comme son plus mémorable, c’est lorsqu’il fait la première partie de Dick Rivers, un « faux Elvis », en Belgique. Tout juste après la sortie de son premier album et il trouve cela marquant, car c’est très ludique comme soirée et qu’il y a beaucoup de personnes présentes. Un autre évènement dont il se souvient bien, c’est le concours de musique de 1997, à la Place des Arts. Lors de compétition comme celle-ci, on parle avec beaucoup de nouvelles personnes, et cette fois il discute avec une autre participante qui lui demande de l’aide pour la composition de sa chanson. Mario Peluso, qui a deux pièces en surplus, lui offre une de ses partitions. Par hasard, ils se retrouvent tous deux en finale, lui avec la chanson Je m’appelle, mais c’est elle qui a gagné. Battu par sa propre musique, il ne sera pas triste pour autant, car se rendre en finale était pour lui déjà un grand honneur. Si vous souhaitez connaître et encourager un artiste provenant de votre région, prenez le temps d’aller écouter une des chansons de Mario Peluso. Un style folk ou country, de belles paroles et un rythme accrocheur, nous pouvons être fiers que cet artiste provienne d’ici.