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Chroniques // Environnement

Chronique

LES DÉCHETS DES UNS FONT LE BONHEUR DES AUTRES

// Marcel Rodriguez, chargé de projets au Conseil régional de l’environnement de l’A-T - 4 déc. 2018

Numéro : Décembre 2018 / Janvier 2019

 

Matières récupérées prêtes à être assemblées à l'Atelier K-Ootshoo (Karoline Létourneau)

 

Au quotidien, nombreux sont les objets à usage unique qui sont jetés, considérés comme inutiles. Dans la nature, cette notion n’existe pas. Tout obéit au principe bien connu de la conservation de la matière : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » (citation du célèbre scientifique français Antoine Laurent de Lavoisier). Ainsi, les déchets des uns deviennent les matières premières des autres.

 

L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE

Ce principe d’échange se retrouve au centre du concept de l’économie circulaire. Il s’agit d’un système de production de biens et de services qui vise à optimiser l’utilisation des ressources, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien-être des individus (Conseil du patronat du Québec, 2018). Un des objectifs de ce système est de donner une nouvelle vie aux ressources et aux matières résiduelles.

 

Les artistes ont bien compris ce concept. José Luis Torres, sculpteur mondialement réputé, se sert des matières résiduelles pour concevoir ses œuvres d’art. Pour lui, un objet emprunte momentanément la matière qui le compose. Dans cette perspective, les objets peuvent être valorisés et réutilisés pour avoir une deuxième vie.

 

LA CRÉATIVITÉ TÉMISCABITIBIENNE

Cette approche écologiste est également appliquée par de nombreux artistes et artisans de la région qui utilisent l’obsolescence dans la création. Certains ont d’ailleurs conçu des œuvres publiques à partir de déchets : les sculptures en métal recyclé de Jacques Baril, la murale de bouchons de plastique d’Émilie B. Côté et les projets Mine de rien et Requiem Humaniterre de l’artiste Véronique Doucet en sont quelques exemples. L’art peut aller jusqu’à changer nos perceptions sur les matières résiduelles et contribuer à réduire notre impact sur l’environnement.

 

Des initiatives régionales voient également le jour. Le Mouvement de la relève d’Amos-région (MRAR) offre l’atelier Second souffle,un projet préparatoire à l’emploi où les participants créent leurs produits à partir de matériaux récupérés. Les produits fabriqués sont aussi ornementaux qu’utilitaires. Des artisans créent également des objets à partir de matières recyclées. Une artiste d’Abitibi-Ouest, Karoline Létourneau de l’Atelier K-Ootshoo, utilise du caoutchouc récupéré pour créer des bijoux et des accessoires. Les artisans derrière les entreprises Amafaçon et Écolo Tablier confectionnent quant à eux des sacs et des vêtements faits à partir de tissus récupérés.

 

Pour découvrir des artistes régionaux originaux et écoresponsables, n’hésitez pas à aller à leur rencontre lors des différents marchés de Noël qui se déroulent un peu partout dans la région.

 

UN NOËL ÉCOLO

Enfin, si vous souhaitez organiser un Noël plus écolo, voici quelques petits trucs pour vous aider : évitez les choux en décoration, les papiers métallisés et les films plastiques. Utilisez plutôt un emballage de style furoshiki (technique japonaise) fait avec des matières récupérées telles que le tissu, le papier kraft… ou même ce journal (après l’avoir lu, bien entendu). N’hésitez pas à faire preuve de créativité, vous donnerez ainsi à vos présents une touche unique des plus « écoartistique »!

 

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