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Chroniques // Impro

Ceci est ma dernière chronique d’impro sur Les Volubiles

// Réjean Lavoie - 12 sept. 2016

Numéro : Septembre 2016

 

Joueur Langevin s'exécute douteusement sur le joueur Héroux-Laferté, sous le regard non-approbateur de ses comparses et le rire jubilatoire du maître de cérémonie
photo : Steve Lévesque

 

Pourquoi ? Parce qu’ils ont changé de nom. « Les Volubiles - Improvisation haute-voltige » devient « Les Volubiles - Humour spontané ». Un changement qui s’explique bien, car le concept est beaucoup plus près d’un spectacle d’humour que de l’improvisation traditionnelle. Une très humoristique et non moins claire explication du changement a d’ailleurs été publiée sur la page Facebook de la troupe le 23 août dernier. Je mentionne la date pour que vous le retrouviez parce que croyez-moi, ça vaut le clic !

 

Le dimanche 21 août, j’ai assisté au spectacle des Volubiles à Amos dans le cadre de la FÉE-AT. Bravo aux organisateurs, c’était le choix par excellence pour fêter la réussite d’un festival et relâcher la pression après plusieurs jours de musique.

 

On peut dire « mission accomplie » pour la troupe de Pascal Binette et son invité qui est parvenue à soulever la foule dès les premiers instants de la soirée. Ma blonde me faisait remarquer « qu’il y a une grosse différence entre un nouveau spectacle à Amos un dimanche soir et un vendredi soir à Rouyn-Noranda devant un public déjà conquis ».

 

Même si la première partie était peut-être un peu moins fluide, les Volubiles ont vite fait de se réchauffer et ont ramené la qualité des épreuves au niveau auquel on nous a habitués.

 

Facile ? Absolument pas. Si ça vous paraît naturel et facile, vous n’avez pas compris. Savoir créer des histoires et faire rire, on n’acquiert pas ça en sortant de maman Doris. Il faut accepter de se mettre en danger. Il en va de même pour l’organisation… Livrer un spectacle de cette qualité d’une fois à l’autre demande une rigueur hors du commun. Sept ans plus tard et après près d’une centaine de représentations, les Volubiles sont toujours aussi solides et efficaces. RESPECT.

 

Mes highlights

Le hall du Théâtre des eskers est un bon choix de salle. J’aimerais y retourner voir de l’impro un vendredi soir pour voir la mezzanine déborder. Le public était participatif et particulièrement allumé. Moi, qui ai un bon timing pour lancer des thèmes à Pascal d’habitude, je n’arrivais pas à placer un mot tellement les spectateurs répondaient.

 

Livrer des blagues « premier degré » à un public rond, ça peut être glissant. L’épreuve des « subtils », catégorie où l’on remplace un mot commun par le mot « pénis », a prouvé que l’idée la plus simple peut devenir extrêmement drôle, si elle est bien exécutée. Si vous trouvez que c’est toujours de premier niveau, c’est que vous n’étiez pas là pour le voir.

 

Mon coup de cœur de la soirée : le jeu physique, mais aussi tout en finesse de Virgil Héroux-Laferté, adjoint de la rapidité et de l’imagination de l’invité spécial Pierre-Marc Langevin, a donné lieu à d’excellentes improvisations. C’est comme si le langage de Virgil était devenu d’une clarté que seul Pierre-Marc pouvait traduire.

 

Avouez que ça donne le goût d’aller les revoir en spectacle… Bonne nouvelle ! LALIBABA reprend cet automne à la P’tite Bouteille tandis que les Volubiles passent au rez-de-chaussée du Petit Théâtre du Vieux Noranda cette saison. Avec un peu de chance, vous verrez peut-être les Volubiles se déplacer dans votre ville cette saison. Nous nous y verrons surement ! \\

 

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