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Chroniques // Sports et plein air

Chronique Aiguebelle

Les Abijévis : des collines aux formes arrondies

// Nicolas Boulé - 9 juin 2015

Numéro : Juin 2015

 

Les collines Abijévis
photo : Fralambert - CC SA 4.0

 

La partie sud du parc national d’Aiguebelle recèle d’aspects remarquables et distinctifs. On y trouve les collines Abijévis, une chaîne de collines dont la roche d’origine volcanique remonte à l’ère précambrienne. Elles renferment une forte concentration de phénomènes géologiques et géomorphologiques tels que des laves coussinées, des eskers, des lacs de kettle et des marmites de géants.

 

La présence des collines Abijévis représente le caractère exceptionnel du parc national d’Aiguebelle. Au cœur de ces collines coulent de nombreux lacs d’eau claire et des ruisseaux tumultueux qui contiennent des populations de truite mouchetée.  La présence de cette dernière est particulière, la truite mouchetée étant une espèce peu commune en Abitibi puisque la grande majorité des plans d’eau est composée d’eau brunâtre où l’on retrouve principalement du brochet et du doré. Les amateurs de truite mouchetée y trouvent donc leur compte!

 

Le secteur des collines Abijévis se caractérise également par la présence du mont Dominant, le point culminant du parc (570 m) et de l’Abitibi-Témiscamingue. Le panorama qu’il offre sur la région a d’ailleurs servi à la prévention des feux puisqu’on y retrouvait jadis une tour de garde-feu d’une hauteur de 30 mètres. Aujourd’hui, une reproduction de la tour du mont Dominant est érigée sur la colline La Trompeuse, au bout du sentier Les Garde-feu. Les randonneurs qui empruntent ce sentier peuvent ainsi revivre l’histoire de ces vigiles à travers les panneaux d’interprétation et grimper dans une tour haute de 10 m.

 

La topographie des collines offre des habitats et un microclimat particulier favorable à la présence d’espèces d’arbres exceptionnelles sous ces latitudes. Il est possible d’y apercevoir érables rouges, frênes noirs, bouleaux jaunes et pins blancs. À l’automne, en parcourant le sentier l’Élan, il est donc possible de découvrir les couleurs de cet amalgame d’essences plutôt rares en région.

 

L’aspect sauvage et la quiétude des lieux favorisent une faune abondante et diversifiée. Le castor et l’orignal sont omniprésents dans les collines, mais il est également possible d’apercevoir plusieurs autres espèces telles : la loutre de rivière, le lynx du Canada, le loup gris, la martre d’Amérique, la gélinotte huppée, le tétras du Canada, le porc-épic et l’ours noir. La faune ailée se fait également entendre avec les nombreuses espèces de parulines, dont la paruline à gorge grise qui est à la limite nord de son aire de distribution.

 

La nuit tombée, les collines Abijévis ont comme plafond des milliards d’étoiles. Les visiteurs les plus chanceux pourront y apercevoir des aurores boréales. Selon l’Association des astronomes amateurs de l’Abitibi-Témiscamingue, le parc national d’Aiguebelle est l’un des meilleurs endroits de la province pour faire l’observation du ciel étoilé en raison de l’absence de pollution lumineuse. \\

 

 

 

 

 

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