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SOCIÉTÉ

Inauguration de la salle de chirurgie au Refuge La Bonne Étoile

// Lydia Blouin - 5 juin 2019

Numéro : Juin 2019

 

L'équipe du Refuge La Bonne Étoile lors de l'inauguration
photo : Courtoisie

 

Le 5 mai dernier, le Refuge La Bonne Étoile, qui remplace la SCPA de Rouyn-Noranda depuis janvier 2018, a inauguré sa toute nouvelle salle de chirurgie. Pour le Refuge, cette installation était une priorité : on estime que 1,6 million de chats errants vivent présentement au Québec. Sachant qu’un couple de chats peut donner naissance à une lignée de 20 000 chatons en seulement 1 an, la stérilisation des animaux apparaît comme une nécessité.

 

Cette salle de chirurgie n’est pas mise à la disposition des citoyens; elle servira exclusivement aux pensionnaires du Refuge, afin d’aider à diminuer la population d’animaux. « Les euthanasies de masse, ça ne fonctionne pas », explique Valérie Delisle, technicienne en santé animale du refuge et ancienne présidente du conseil d’administration. D’une part, c’est immoral; d’autre part, vu la vitesse à laquelle les chats se reproduisent, la population finit inévitablement par remonter. « La seule solution, c’est la stérilisation », enchaîne-t-elle.

 

C’est la raison pour laquelle le Refuge s’est fait un point d’honneur de stériliser les animaux qui y entrent. En 1 an, l’organisme à but non lucratif a accueilli 539 chats, dont 274 ont été stérilisés. D’ailleurs, 306 de leurs pensionnaires ont trouvé un nouveau foyer alors que d’autres ont été envoyés dans d’autres refuges pour trouver une famille. Stériliser les chats représentait pourtant un défi de taille. En effet, il fallait déplacer les pensionnaires dans d’autres villes, ce qui représentait un grand stress pour eux, en plus d’engendrer des coûts énormes pour le refuge : 25 000 $ en un an pour la stérilisation.

 

Est alors venue l’idée de créer un local qui serait consacré à opérer les chats sur place. C’est Kathy Bonapace, présidente du conseil d’administration depuis janvier, et son mari Jacques Blais, qui ont investi 35 000 $ pour l’achat du matériel pour la salle. Le reste des coûts a été absorbé par la Ville de Rouyn-Noranda. La salle a été pensée de manière à pouvoir être déplacée au besoin et à permettre également d’opérer les chiens lorsque le refuge sera prêt à le faire. « Pour le moment, notre priorité, ce sont les chats », explique la directrice du refuge, Anik Henri.

 

D’ici là, les animaux accueillis au Refuge sont très bien traités. L’intervenante en comportement canin du refuge, Anne Lemay, a profité de notre présence pour nous faire visiter le Refuge et pour nous montrer les coups de cœur du personnel. Venez les voir : ils n’attendent que vous!

 

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