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Articles // Arts visuels

ARTS VISUELS

ÉDITH LAPERRIÈRE BIEN ANCRÉE EN SOL TÉMISCAMIEN

// Lise Millette - 7 mars 2019

Numéro : Mars 2019

 

photo : Courtoisie

 

L'exposition Les pieds sur Terre d'Édith Laperrière revient à la maison. Après avoir exposé à Rouyn-Noranda à la galerie Rock Lamothe, l'artiste présente ses œuvres là où elles sont nées, en sol témiscamien. « Je suis très contente de pouvoir exposer mes œuvres près des lieux qui m'ont inspirée », commence l'artiste. À la galerie du Rift de Ville-Marie, les plus récentes créations d'Édith Laperrière ont été réunies. Ses sérigraphies intègrent le patrimoine bâti de la région avec des surimpressions de couleurs.

 

« Je suis une personne nostalgique. J'aime les vieilles choses, les antiquités. Le Témiscamingue est le lieu le plus vieux de la région de l’Abitibi-Témiscamingue. C'est là où les bâtisseurs sont arrivés et on continue de bien vivre avec cette ruralité », explique-t-elle.

 

Les estampes d'Édith Laperrière intègrent tantôt des silos, tantôt des granges, des pièces d'architecture rurale qui font partie d'un décor quotidien, mais qui n'ont pas à être banales. Au contraire, elle choisit de les mettre en scène afin de leur redonner une place au premier rang. « J'ai même choisi de mettre des vaches en scène! Je trouvais important de mettre ces éléments en valeur. L'agriculture fait partie de ce paysage que l'on voit tous les jours dans nos déplacements vers le travail. C'est une manière de revaloriser notre patrimoine bâti et architectural en zone rurale », précise Édith Laperrière.

 

La sérigraphie est un procédé d'imprimerie. « On fait plusieurs œuvres dans un même tirage. Plus il y a de passage de couleur, plus c'est difficile à réaliser. Pour ma part, je fais de petits tirages, ce qui fait en sorte que chaque œuvre est pratiquement unique », explique l'artiste.

 

Édith Laperrière est originaire de Lorrainville. Après son cégep à Rouyn-Noranda, elle s'est rendue à Trois-Rivières pour y faire son baccalauréat en arts visuels qu’elle a terminé en 2010. « Le bac n'était pas offert à l'UQAT et j'allais aussi à Trois-Rivières pour apprendre à faire du verre soufflé, ce que je n'ai pas tant aimé finalement. Mais j'y ai découvert l'estampe, que j'avais un peu touchée au cégep », raconte-t-elle.

 

En côtoyant de véritables passionnés et en fréquentant la Biennale internationale d'estampe contemporaine de Trois-Rivières, la sérigraphie s'est imposée comme voie de création.

 

L'exposition d'Édith Laperrière Les pieds sur Terre, au Rift est présentée jusqu'au 24 mars.

 

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