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Articles // Coopération

L’implication, moteur d’amour

// Shanie-Victoria Langevin - 9 juil. 2017

Numéro : Juin 2017

 

 

 

Salut, j’espère que ça va bien. Moi, je me casse la tête depuis deux semaines pour trouver un angle intéressant et pas trop réchauffé sur l’implication. Premièrement, c’est quoi, l’implication? Le Petit Robert nous dit que l’implication, c’est : « 1. Action d’impliquer quelqu’un dans une action criminelle… » Hum, j’pense que ce n’est pas la bonne définition, quoiqu’on se sent souvent partenaire en crime avec nos collègues bénévoles, bière à la main, sur une pile de palettes de bois au FME.

Ah oui, la 4e définition me semble plus adéquate : « Fait d’être impliqué, de s’impliquer. »

 

On tourne en rond.

 

Allons voir le mot impliquer, alors. La cinquième définition, a du sens : « Engager dans une action, un processus. » C’est le cœur même de l’implication. Le but n’étant pas tant d’achever quelque chose, mais bien tout ce qui est vécu pendant.

 

Je parle ici d’implication environnementale, sociale, politique, citoyenne, artistique ou autre (insérez ici comment vous vous impliquez). Pour ma part, je m’implique dans mes communautés depuis que j’ai treize ans, pas tous les ans, pas assez à mon gout, mais assez régulièrement pour dire que c’est une expérience qui nous fait aimer plus.

 

On apprend à aimer plus nos confrères qui ne s’impliquent peut-être pas pour les mêmes raisons, mais qui nous soutiennent quand on n'est VRAIMENT PU CAPABLE de trier des poubelles à la pluie au FME. En s’impliquant, on rencontre des humains fantastiques qu’on aurait pu ne jamais connaitre autrement. On forge des liens spéciaux quand on fait du bénévolat après un soir de Saint-Jean pas mal hang over, à ramasser des restants de soirée en mode zombie. C’est aussi un bon moyen pour apprendre de nouvelles choses. Nos collègues, par leurs expériences, nous apprennent de nouveaux savoirs, de nouvelles façons d’être et de voir la vie. Merci, gang!

On apprend à aimer plus nos clientèles, nos membres, nos citoyens. Par leurs différences, ils nous montrent que nous n’avons pas toutes les réponses et que notre mode de vie n’est pas le seul. On voit aussi qu’il y a des gens qui l’ont rough en maudit. Par leurs ressemblances avec nous, par rapport à ce qu’ils vivent, à ce à quoi ils aspirent, on réalise qu'ils sont la raison pour laquelle on s’implique. On s’implique pour que demain soit mieux, pour eux et donc pour nous, car nous ne formons qu’une communauté.

 

On apprend à aimer plus nos élus, qui nous laissent l’occasion de nous exprimer, avec leur soutien financier et moral, même si on le sait que l’argent, c’est rare en ces temps de rigueur budgétaire.

 

On apprend à aimer plus nos concitoyens qui, par leurs questions et par leur participation, permettent l’existence de groupes formidables qui soutiennent notre communauté chacun à leur façon. Beaucoup d’organismes, de groupes communautaires et d’associations ne pourraient exister sans le soutien financier des gens de la communauté. Ils nous montrent, par leurs sourires, leurs intérêts, que nous sommes à la bonne place, que ce qu’on fait a de l’importance.

 

Et finalement…

 

On apprend à aimer plus notre famille et nos amis, qui acceptent parfois de faire du bénévolat avec nous, d’accueillir une réunion dans le salon ou même de servir de gardien du logis quand les CA sont vraiment longs. Sans leur amour inconditionnel (ok, parfois conditionnel à des billets de bières, où un p’tit lunch gratuit), on trouverait ça pas mal moins facile. Ils nous réchauffent le cœur et nous donnent la force de suivre notre passion, même si c’est par de petits gestes comme garder les enfants ou faire la vaisselle (non, non, ceci n’est pas une demande camouflée).

 

Il y a beaucoup d’autres raisons de s’impliquer, et beaucoup d’autres choses à remercier. Une chose me reste en tête, par contre : l’implication nous ouvre les yeux sur des mondes différents. Des mondes qu’on n’aurait, parfois, pas eu envie de connaitre tellement ils nous forcent à nous remettre en question.

 

Des fois, je repense à tout ce qu’on a accompli en équipe et je capote tellement c’est gros. Certaines personnes appellent ça la passion, mais pour moi, c’est de l’amour. La passion brule, l’amour construit. C’est donc l’amour qui conduit mon implication. Aussi petites soient-elles, l’amour sera le moteur de mes actions.

 

 

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