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Articles // Coopération

Cahier spécial coopération

Gilles Marseille - Quand coopération rime avec excellence

// Daniel Dumont - 8 oct. 2014

Numéro : Octobre 2014

 

photo : Julie Lacasse

 

 

« Si on croit vraiment en quelque chose, il faut s’impliquer. » C’est la réponse que j’ai reçue de Gilles Marseille quand je lui ai demandé ce qui le motivait à œuvrer en coopération depuis si longtemps. Lorsqu’on réalise que cette phrase a été formulée par une personne qui cumule plus de 35 années de bénévolat dans le monde coopératif, on peut mieux jauger la ténacité de l’homme et la densité du propos.

L’apparente simplicité de la réponse témoigne pourtant très bien des principes coopératifs auxquels il adhère avec conviction. Son engagement sans faille envers la communauté était récemment reconnu alors qu’il était nommé « Coopérateur et mutualiste émérite » par la Coopérative de Développement régionale de l’Abitibi-Témiscamingue. Cette reconnaissance s’ajoute à celle reçue en 2005, alors que Gilles Marseille était un des 5 récipiendaires du prestigieux Ordre du mérite coopératif québécois, honneur attribué depuis 1948 à des gens d’exception par le Conseil de la coopération du Québec.

 

Président de la Coopérative funéraire de l’Abitibi-Témiscamingue depuis 1995, Gilles Marseille adhère aux valeurs coopératives depuis toujours. Il y croit tellement qu’il s’applique à façonner le monde qui l’entoure par ses actions concrètes. En quelques années, ce coopérant à l’esprit ouvert a fait rayonner la coopérative qu’il préside en pilotant son adhésion à la Fédération des coopératives funéraires du Québec, dont il deviendra également président quelques années plus tard.

 

Si certaines de ses phrases commencent par « je », ce n’est pas par orgueil, mais pour bien démontrer que l’implication personnelle est souvent déterminante si on veut apprivoiser et humaniser les défis qui accompagnent les changements auxquels il faut constamment faire face.

 

Influencé par son père, qui a présidé la destinée d’une caisse populaire de village, ainsi que par un mentor rencontré au hasard des événements de son parcours, on peut dire de Gilles Marseille qu’il est tombé dans la potion magique alors qu’il était petit.

 

« La coopération permet de répondre aux besoins des gens, ce n’est pas une maladie », affirme-t-il au détour de nos échanges. Réaliste et convaincant, l’homme qui affiche déjà la soixantaine a, de toute évidence, réussi à s’actualiser dans son bénévolat. On comprend vite que pour lui, l’action coopérative fait plutôt partie du remède à bien des problèmes.

Visionnaire et bien documenté, il parle avec aisance d’inter-coopération ainsi que des relations qu’il a réussi à développer avec des mutualistes du monde entier.

 

Impliqué depuis 1978 dans le Mouvement Desjardins, il a été jusqu’à tout récemment vice-président de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda. On ne compte plus les comités auxquels il a participé dans ses fonctions au conseil de cette coopérative d’envergure.

Gilles Marseille a l’allure d’un chêne fortement enraciné dans son milieu. Demandez-lui de vous parler de ses 8 frères et sœurs, de ses 4 enfants ou de ses 10 petits-enfants : vous comprendrez rapidement ce qui motive l’homme épanoui derrière le coopérant émérite.

Depuis son village natal de St-Bruno-de-Guigues, Gilles Marseille a appris très jeune la valeur d’un travail soigné. Pour lui, la route a été ardue mais enrichissante. La tâche, quant à elle, s’est révélée passionnante.

 

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