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Articles // Métiers d'art

Exposition à la bibliothèque de Malartic

Rencontre avec un sculpteur de panaches

// Geneviève Gariépy - 1 mars 2013

Numéro : Mars 2013

 

L'artiste Claude P. Ferron
photo : Geneviève Gariépy

 

Claude P. Ferron, sculpteur de Malartic, présente, pour la toute première fois, ses œuvres devant public. Suite au succès de son vernissage ayant attiré 70 personnes, l’artiste nous parle humblement de son art et de ses créations originales.


Claude P. Ferron fait de la sculpture animalière sur panaches d’orignaux. Il reproduit divers animaux de la forêt boréale en action dans leur milieu naturel, dans des scènes des plus réalistes évoquant le cycle de la chaîne alimentaire. «Je représente des animaux à plumes et à poil, en sculptures miniatures», explique-t-il. Dans sa collection, on retrouve, entre autres, des chevreuils, des loups, des ours, des oiseaux de proie et évidemment, des orignaux. L’artiste se dit très fier de cette première exposition. Il se consacre à la sculpture sur panaches depuis 2006, mais il est fasciné depuis plus de 20 ans par cette matière. Il a toujours voulu trouver une utilisation aux bois des animaux qu’il chassait. C’est en fréquentant Internet que lui est venue l’idée de les sculpter.

 

Représenter la région


Claude P. Ferron est un amoureux de la nature. Il a passé une grande partie de sa vie à explorer la forêt de la région, grâce à la chasse, la trappe et un travail dans la réserve faunique La Vérendrye. Fier Abitibien, la forêt est sa principale source d’inspiration. «Les sculptures sont faites avec de la corne qui vient des animaux qu’on chasse en région, ça donne de la valeur à mes sculptures», témoigne l’artiste. Pour créer, il utilise des photos d’animaux qui lui servent de modèle. Il tente de trouver des photos à l’image des scènes animalières qui voguent dans son imaginaire. Claude P. Ferron a le souci du détail. Il se laisse complètement absorber par son art. «Une fois que je commence à sculpter, je suis parti, je n’ai plus conscience du temps», commente-t-il. Il peut passer près de 30 heures à créer une pièce. Il suffit de s’imaginer tous les détails d’un plumage de perdrix pour saisir la dextérité et la patience de cet artiste. Outre la corne d’orignal, il envisage de sculpter les bois de caribou et de chevreuil. Il souhaite également se spécialiser et peaufiner ses techniques pour rendre un produit encore plus réaliste. La bibliothèque utilisera d’ailleurs les créations de Claude P. Ferron pour expliquer l’écologie aux élèves qui visiteront les lieux.


Une exposition captivante


Telle une promenade dans la forêt abitibienne, cette exposition nous permet de se laisser imprégner par l’univers de l’artiste. On peut y admirer 53 sculptures uniques, détaillées, précises et justes, accompagnées de toiles réalisées par le sculpteur lui-même. Soulignons une œuvre particulièrement intéressante inspirée de la fable de La Fontaine Le Corbeau et le Renard, ainsi qu’un médaillon rustique illustrant un autochtone, un salut aux premiers peuples.

 

L’exposition est présentée à la bibliothèque de Malartic jusqu’au 22 mars 2013. Par la suite, les œuvres seront vendues au Musée minéralogique de l’Abitibi-Témiscamingue. 

 

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