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Articles // Cinéma et arts numériques

Paule Baillargeon

Éternelle amoureuse des paysages abitibiens

// Geneviève Gariépy - 1 oct. 2012

Numéro : Octobre 2012

 

Paule Baillargeon au FCGI

 

Le Festival de cinéma des gens d’ici a consacré un hommage à Paule Baillargeon lors de sa soirée de clôture du dimanche, 9 septembre.


Paule Baillargeon est une cinéaste et comédienne originaire de Val-d’Or. Elle est amoureuse et inspirée par les paysages qui composent l’Abitibi. Suite à l’invitation du FCGI, elle a présenté son film Trente tableaux devant les gens de la communauté qui l’ont vu grandir. De manière très personnelle, Paule Baillargeon se raconte en trente moments choisis parmi ceux qui ont suscité chez elle de grandes émotions : la colère, la joie, la mélancolie. Son film est habillé de ses dessins, parfois exposés, parfois animés, ainsi que de ses archives personnelles. Elle se met à nu et dévoile les grandes colères et souffrances qui l’ont habitée. Un film bouleversant qui trouvera écho chez celui et celle qui sont sensibles aux rapports à l’autre, à l’égalité et à la solidarité.


La cinéaste s’est dite bouleversée suite à la présentation du film à Val-d’Or. Elle était inquiète et se souciait particulièrement de l’appréciation du public. « Je me disais ah! est-ce qu’ils vont aimer ça? Est-ce qu’ils vont être fâchés? Est-ce qu’ils vont trouver ça plate? Je me demandais vraiment comment un film comme celui-là, quand même très particulier, allait être accueilli. Je savais aussi qu’il y aurait là des gens qui me connaissaient ou qui connaissaient les événements dont je parlais dans le film. C’était très émouvant », confie la cinéaste. Elle soutient avoir apprécié la réaction du public qui l’a longuement questionnée après la projection. « Sentir les gens de Val-d’Or qui m’accueillaient, parler avec eux, c’est ça qui était le plus touchant pour moi, J’ai un attachement très profond pour la ville et pour la région », poursuit la réalisatrice.


Paule Baillargeon était également festivalière au FCGI. Ce qu’elle pense du Festival? Elle est convaincue que le FCGI va prendre de l’ampleur dans les années à venir. « J’ai aimé le festival. J’ai presque tout vu. Il y en a (des films) que j’ai adorés franchement, plusieurs que j’ai vraiment aimés. C’est très diversifié. C’est fait avec plein d’imagination, de ressources, de talents », témoigne madame Baillargeon. Son coup de cœur? Le film L’assurance de Patrick Brodeur et Christian Leduc. Sa déception? L’absence de réalisatrice à la soirée Vues d’ici. Et le futur? Elle souligne que pour survivre au progrès, il faudra cesser de consommer. « Il y a tellement d’affaires dont nous n’avons pas besoin. On ne sait pas quoi faire avec tout ce que nous avons dans notre garde-robe » relate la cinéaste.

 

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