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Articles // Cinéma et arts numériques

Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

Vol au long cours

// Louise Lambert - 1 juil. 2011

Numéro : Juillet / Août 2011

 

Jacques Matte, entouré de Mouffe, Andrée Lachapelle et André Mélançon
photo : Louise Lambert

 

À quatre mois de sa 30e édition, l’équipe du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue ouvre son jeu un peu plus tôt que d’habitude. C’est à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Montréal, au début de juin, qu’elle a dévoilé le titre du film qui ouvrira l’événement, Le vendeur, premier long-métrage du réalisateur Sébastien Pilote. Une belle occasion de constater, à quelque 600 kilomètres de chez nous, que l’intérêt pour le festival n’est pas exclusif aux gens de la région.

 

En ce matin de juin, le temps est très clément sur l’aéroport de Rouyn-Noranda. À bord du petit avion nolisé par le festival, huit journalistes de l’Abitibi-Témiscamingue, accompagnés de Guy Parent, l’un des trois cofondateurs, vont couvrir le point de presse montréalais. À l’arrivée des journalistes de la région à l’Hôtel Nelligan, la présence de Camille Gauthier, qui a été la voix du festival jusqu’en 1994, donne le ton. Celle qui vit maintenant à Montréal dira, après la conférence : « Quand Jacques Matte m’a proposé d’animer l’événement d’aujourd’hui, plein de souvenirs ont refait surface. En entendant le thème musical du festival juste avant d’aller au micro, j’ai revu l’extraordinaire frénésie des soirées d’ouverture. »

 

La salle, qui accueille une centaine d’invités, bourdonne comme une ruche, entre caméras et micros. On y voit Sébastien Pilote et son acteur principal, Gilbert Sicotte, accorder des entrevues. On reconnaît aussi des alliés de la première heure, dont les journalistes Odile Tremblay et Jean-Pierre Tadros, en plus des réalisateurs Jean-Claude Labrecque, Podz et André Melançon, avec sa compagne Andrée Lachapelle. Mouffe, Francine Grimaldi et la comédienne Muriel Dutil sont du nombre, ainsi que plusieurs distributeurs de films. L’un d’eux commente : « Ce n’est pas si facile d’attirer autant de monde à une conférence de presse; le festival abitibien compte beaucoup d’amis fidèles dans le milieu du cinéma, on le voit aujourd’hui.»

 

Pour le journaliste Jean-Pierre Tadros, anciennement du Devoir, si le FCIAT a pu perdurer dans le temps – et accumuler un tel capital de sympathie – c’est sans contredit parce qu’il est resté fidèle à ce qu’il fait de mieux. « Il faut reconnaître que ce festival, dès le départ, a fait preuve d’un très bon sens du marketing. Ce qui le caractérise, c’est la stabilité de son organisation, son accueil des plus chaleureux et le fait qu’on y trouve un très bon public, curieux et généreux, de sorte que les cinéastes aiment beaucoup y présenter leurs films. » Ce point de presse de juin contenait assurément tous les ingrédients de ce succès désormais trentenaire.

 

 

 

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