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Michel Rouleau deux fois plutôt qu’une au Centre d’exposition d’Amos

L’art à la plage et à la campagne

// Ariane Ouellet - 1 juil. 2011

Numéro : Juillet / Août 2011

 

Les états transitoires de Michel Rouleau, créés en duo avec Nathalie Bélanger
photo : Ariane Ouellet avec la permission du Centre d'exposition d'Amos

 

Parfaitement dans le ton pour une programmation estivale, deux projets de l’artiste Michel Rouleau sont présentés au Centre d’exposition d’Amos du 15 juin au 31 juillet 2011. D’un côté, l’installation La tribu et l’ermite et de l’autre, la série photographique Les états transitoires, réalisée en tandem avec Nathalie Bélanger. Le travail de cet artiste aux multiples talents accroche l’œil par son apparence ludique et son esthétisme certain.

 

Originaire d’Amos, Michel Rouleau détient une formation de designer industriel. Il travaille aussi comme illustrateur et crée des meubles-sculptures inspirés des traits de caractère des gens de son entourage. Ébéniste autodidacte, il élève la conception de meubles au niveau de l’art. Il a d’ailleurs été invité à l’automne 2010 à présenter son travail au Lab Design du Musée des Beaux-arts de Montréal. C’est une partie de cette installation que le public aura l’occasion d’expérimenter dans une des petites salles d’exposition. En effet, deux chaises de plage sont installées sur un carré de pelouse artificielle, sciemment parsemée de fleurs de plastique, et les gens sont invités à s’y asseoir. Des tentes de tissus rayé, bleu ou rouge comme dans les vieux films français, coiffent le tout. Le flâneur peut donc s’isoler à son gré ou se mêler au public. Une œuvre qui questionne la relation existentielle entre l’individu et sa collectivité. Rigolo, mais pas anodin.

 

Dans la salle du bas, un travail de photographie et de photomontage réalisé en duo comme un cadavre exquis, où les artistes se relancent à coup d’images. Décapante, touchante, humoristique et parfois trash, cette série met en lumière (c’est le cas de le dire, ce sont des boîtes lumineuses) la nature éphémère et précaire des objets, et questionne le souvenir parfois superficiel que nous conservons des choses. On y reconnaîtra des bâtiments de la région, une maison en ruine quelque part à Rivière Héva, et l’église de St-Mathieu d’Harricana. Entre les images légèrement morbides de Nathalie Bélanger et celles très poétiques de Michel Rouleau, on découvre un dialogue très réussi sur le temps qui passe.

 

 

 

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