RAYMOND JEAN-BAPTISTE
Au milieu du mois de février, la Ville de Val-d’Or et le Carrefour de la Vallée-de-l’Or organisent une série d’activités pour marquer l’histoire et les contributions des communautés noires dans la région. S’inscrivant dans un contexte plus large de construction de cohésion sociale et de participation citoyenne, ces activités plaident pour une plus grande visibilité d’une histoire encore trop peu présente dans l’espace public régional. Ces événements seront marqués par deux grandes activités : une séance de contes africains et l’initiation à la musique et aux instruments traditionnels africains.

L’INTERCULTURALITÉ PAR LES CONTES AFRICAINS
Pour tisser et renforcer les liens identitaires entre les membres d’une société, les contes constituent une courroie privilégiée. C’est dans ce sens qu’aura lieu, le samedi 14 février à la bibliothèque de Val-d’Or à compter de 10 h 30, une séance de contes africains animée par JSM L’Officiel. Il s’agit pour les organisateurs d’engager une réflexion sur les valeurs des personnes d’ascendance africaine et de bâtir des ponts entre diverses communautés. Des récits adaptés feront l’objet d’échanges et de discussion, question d’appréhender certains aspects de l’histoire et du patrimoine communs. Cette séance de contes sera « l’occasion pour les Valdoriens et les Valdoriennes d’échanger à propos des idées reçues sur les Noirs et de proposer des solutions pour améliorer l’inclusion et favoriser les rapprochements interculturels », affirme Erwann Boulanger, l’un des principaux organisateurs.

L’INTERCULTURALITÉ PAR LA MUSIQUE
Pour développer une attitude positive et de l’empathie à l’égard des personnes afrodescendantes et pour créer des cultures inclusives, les organisateurs prévoient initier le public attendu constitué de la population locale, la famille ainsi que les enfants à la musique et aux instruments traditionnels africains. Cette activité, qui aura lieu au Centre de musique et de danse de Val-d’Or le dimanche 15 février en après-midi, sera une connexion basée sur un registre non verbal profond pour créer des liens sociaux et briser les préjugés. Elle s’inscrit dans le cadre des valeurs partagées pour concevoir ensemble d’autres réalités et de nouvelles identités et pour faciliter l’intégration et le bien vivre-ensemble. Elle vise également à porter un autre regard sur l’histoire de la communauté noire, en passant par l’expression artistique et la mémoire collective. « Elle participe, confie Erwann Boulanger, des efforts entrepris par la ville pour améliorer les représentations que les personnes locales se font des personnes immigrantes. »
Financées par le Programme d’appui aux collectivités du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), les activités visent à tisser des liens interculturels comme moyens de réduire les stéréotypes et de favoriser la participation et l’intégration des personnes d’ascendance africaine à la société québécoise, conditions indispensables pour bâtir une société de paix, de tolérance et d’équité. Le comité organisateur composé d’Erwann Boulanger, de Marie-Laure Aubin et d’Angie Hamel souhaite renouveler l’expérience et inscrire ces activités dans une démarche durable.
