LOUIS DUMONT
Dans le cadre de la thématique FEMMES du mois de mars, j’ai choisi de vous présenter Annie Grandmont.
Annie Grandmont vit et travaille à La Corne, une petite municipalité de 800 et quelques habitants, située à mi-chemin entre Amos et Val-d’Or. Il s’agit d’une municipalité qui se démarque de ses voisines puisqu’elle arrive au premier rang en Abitibi-Témiscamingue pour sa vitalité économique selon le palmarès des localités établi par l’Institut de la statistique du Québec en 2022.
Annie Grandmont est née à Gagnonville sur la Côte-Nord. Sa famille migre en Abitibi alors qu’elle a à peine 5 ans, d’abord à Preissac puis à Sainte-Gertrude pour finalement s’installer sur la ferme des grands-parents paternels à La Corne. Jeune fille, elle fréquente l’école secondaire à Amos pour ensuite obtenir un diplôme en techniques d’éducation spécialisée à Rouyn. Depuis, comme éducatrice, elle partage son horaire de travail dans les écoles primaires du district de Saint-Marc-La Corne, pour le plus grand bien d’élèves du préscolaire jusqu’à la 6e année qui présentent un problème de comportement et/ou d’attention. Plusieurs générations d’enfants ont ainsi profité de son savoir-faire et de son accompagnement bienveillant.

L’engagement citoyen est une valeur présente très tôt dans la vie d’Annie. C’est avec son père – sa mère est décédée alors qu’elle avait 16 ans – qu’Annie développe un sens aigu du devoir et le goût d’agir dans sa communauté. Musicienne, elle joue du piano et de l’orgue depuis plus de 30 ans; il est tout naturel qu’elle s’implique dans la chorale locale (Do-Ré-Mi). Au fil des ans, elle participe à différents projets : le journal L’Écho des montagnes, le Cercle de Fermières, l’équipe locale paroissiale et plusieurs comités et regroupements qui nécessitent un apport ponctuel. Conseillère municipale, elle s’est investie au sein du comité de la bibliothèque et, depuis peu, elle agit comme déléguée à l’Office municipal d’habitation de la MRC d’Abitibi.
En dépit de ses nombreuses activités, n’allez pas croire qu’Annie Grandmont n’a pas de vie familiale. Au contraire! Elle est mère de 4 enfants et grand-mère de 8 petits-enfants âgés de 10 mois à 13 ans. C’est sur la ferme familiale d’abord exploitée par son mari et maintenant par la génération suivante que, tous les dimanches, se réunit « sa joyeuse bande » pour le repas dominical. Des joies, des peines ont meublé la vie familiale et c’est l’entraide qui prédomine dans les situations difficiles. Lors de notre entrevue, Annie m’a expliqué que sa motivation profonde à agir dans sa communauté est d’apporter réconfort et encouragement, de motiver les gens et de faire confiance aux personnes en plus de valoriser l’esprit d’entraide.
À La Corne, j’ai découvert une personne d’exception, un être authentique, une femme généreuse profondément engagée dans son travail en éducation spécialisée tout autant que dans sa communauté. Son parcours de vie et son dévouement pour sa communauté en font un modèle d’engagement. Ce qu’Annie Grandmont nous rappelle par ses actions et sa présence teintée d’une grande humanité, ce sont des nouvelles du côté du bonheur.