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Chroniques // Général

Humour

De Rouyn-Noranda à l'École nationale de l'humour: Le parcours étonnant de Camille Dallaire

// Gabrielle Izaguirré-Falardeau - 4 nov. 2020

 

photo : Hugo B. Lefort

 

L’humoriste Camille Dallaire habite présentement à Montréal, mais c’est à Rouyn-Noranda qu’elle a vécu son enfance et son adolescence. Diplômée de la cohorte 2020 de l’École nationale de l’humour (ÉNH), la jeune femme est montée sur scène à diverses reprises dans les deux dernières années. En septembre 2020, elle a lancé son podcast Première date, où elle enregistre ses premiers rendez-vous avec des gens rencontrés via des applications de rencontre comme Tinder. Ce mercredi 4 novembre, elle s’apprête à représenter l’Abitibi-Témiscamingue au concours Talents bleus, diffusé dans le cadre de l’émission La semaine des 4 Julie.

 

Rien ne prédestinait Camille à une carrière dans le domaine de l’humour, malgré le plaisir qu’elle a toujours pris à faire rire son entourage. Après avoir complété un baccalauréat en communication à l’Université de Sherbrooke, puis passé de nombreuses années à voyager à travers le monde, c’est un retour au Québec un peu déstabilisant qui l’a poussée à envisager une carrière d’humoriste. En effet, de retour dans la province sans y avoir mis les pieds pendant une année entière, Camille cherchait ses repères et se questionnait sur son avenir. En discutant avec une amie qui avait tenté d’entrer à l’ÉNH, l’idée qui ne lui avait jamais semblé accessible a germé doucement chez elle. « Venant de l’Abitibi, c’est tellement loin! Être une artiste, dans ma tête, ça ne se pouvait pas, même si au fond de moi c’est toujours ce que j’avais voulu faire », exprime Camille. Après avoir suivi un cours du soir à l’ÉNH pendant un an, elle a tenté sa chance pour accéder à la formation à temps plein, ce qu’elle a réussi dès le premier essai.

 

L’humoriste décrit son passage à l’ÉNH comme une expérience aussi enrichissante qu’éprouvante : « Tu te retrouves face à toi-même. C’est difficile de pas se comparer, le syndrome de l’imposteur, t’es tout le temps en train de te demander si t’es à ta place, si tu mérites vraiment d’être là ». Pour Camille, qui n’avait jamais fait d’humour de sa vie et qui n’en avait consommé que très peu, le défi était de taille. Elle pense cependant que cette position a pu l’aider à développer sa propre personnalité artistique en évitant de recréer des éléments déjà vus auparavant. De manière générale, ses deux années à l’ÉNH demeurent une étape charnière : « Autant sur le plan personnel que professionnel, je n’ai jamais évolué aussi rapidement de toute ma vie », confie-t-elle.

 

L’humour de Camille Dallaire est teinté par son vécu, c’est donc sans hésiter qu’elle reconnaît l’influence importante de ses origines abitibiennes dans son écriture. Dans ses numéros, Camille aime aborder des sujets tabous, des thèmes importants qui, selon elle, ne sont pas suffisamment abordés en société, comme la santé mentale, entre autres. Elle croit que l’humour peut servir à démystifier certains sujets difficiles sans pour autant manquer de sensibilité : « Humour et sensibilité peuvent être conjoints, je ne pense pas que c’est parce que tu fais des blagues sur quelque chose que tu le ridiculises », résume-t-elle.

 

La santé mentale est d’ailleurs le thème qu’elle abordera lors de son passage à La semaine des 4 Julie, où elle aura une minute trente pour défendre son matériel. À l’aube de son passage à la télévision, elle se dit très excitée et fière de représenter sa région. Mais ce qu’elle désire avant tout, et qui semble aussi teinter l’ensemble de ses projets, c’est d’avoir du plaisir.

 

Camille Dallaire sera à La semaine des 4 Julie le mercredi 4 novembre. L’émission est diffusée sur la chaîne Noovo à 21h. Le podcast Première date, quant à lui, est disponible sur toutes les plateformes.

 

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