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Chroniques // CULTURAT

CHRONIQUE

La permaculture: vous connaissez?

// Isabelle Dion - 3 mai 2019

Numéro : Mai 2019

 

photo : Jens Johnsson (Unsplash)

 

Quand je demande aux gens s’ils connaissent la permaculture, ils me répondent souvent : « Ah! C’est pas le truc de jardinage avec les buttes? » Ou encore : « C’est quand on fait pousser ensemble trois plantes qui vont s’aider mutuellement? »

 

Je suis contente de constater qu’ils ont déjà entendu parler de la notion, et je souris en répondant : Ça fait effectivement partie de la permaculture! Mais c’est beaucoup plus que ça…

 

Je me rappelle encore la journée où j’ai découvert le mot « permaculture ». Une belle journée d’été, je prenais un café à une table de la terrasse de l’Éco-Café Utopia, à Sherbrooke, où j’étais entourée de plantes. Elles me faisaient oublier la rue passante juste à côté. Il y en avait partout entre les tables. Mon café n’a jamais été aussi bon que sur cette terrasse! J’étais tombée sous le charme de cet endroit. En observant les plantes, même si je n’y connaissais rien, certaines me semblaient familières. J’ai su après qu’il y avait des asperges, un poirier, des fraisiers… En payant mon café, j’ai remarqué la carte professionnelle d’Écomestible, l’entreprise qui avait réalisé cet aménagement paysager.

 

De retour chez moi, j’ai fait une recherche sur Google et j’ai appris qu’Écomestible faisait de l’« agriculture paysagère » et utilisait la permaculture pour concevoir ses aménagements de façon écologique et résiliente. J’ai lu aussi que l’un des principes fondamentaux de la permaculture veut que « le problème soit la solution ». Pour l’expliquer, les propriétaires ont repris l’exemple des limaces et des canards : si on a trop de limaces dans notre jardin, en inversant notre perspective on peut se dire qu’en fait, il n’y a pas assez de canards pour les manger! De cette façon, notre « problème » devient une ressource pour nourrir nos canards. En plus d’éviter le travail de contrôle des limaces, on obtient en bonus des canards qui nous apportent du fumier et de la nourriture!

 

Ce jour-là, j’ai appris que le secret pour arriver à un tel équilibre consiste à créer, à force d’observer nos propres réalités terrain, un écosystème inspiré de la nature, adapté à nos besoins et à notre environnement. Le mot-clé de la permaculture est donc le design qui nous permet d’agir de façon créative et appropriée à notre situation.

 

Le mot « permaculture » est tellement utilisé aujourd’hui qu’il est devenu un mot fourre-tout. Chacun y met du sien et l’interprète à sa façon. C’est une bonne chose, si on ne s’y perd pas! Pourtant, malgré sa popularité à certains endroits, ce mot reste inconnu à la majorité d’entre nous.

 

J’vous le dis : si vous vous préoccupez de l’avenir de l’humanité et que vous souhaitez vivre dans un environnement qui vous ressemble et qui répond à vos besoins, vous devez connaître ce mot! Le vrai cœur de la permaculture, ce sont ses principes éthiques, qui nous encouragent à prendre soin des humains et de la Terre et à partager équitablement. La vraie enseignante, c’est la nature elle-même : elle nous montre tout ce que nous avons besoin de savoir si on l’observe bien.

 

Il n’est jamais trop tard pour commencer, et tout le monde n’a pas à cultiver sa nourriture. Chacun, à sa façon, peut cheminer à l’aide de la permaculture et se montrer utile à l’environnement. Parce que la permaculture, c’est avant tout un guide dans notre vie, et non pas un ensemble de techniques à respecter.

 

Si vous souhaitez en apprendre plus à ce sujet, vous pouvez participer au Salon de la permaculture 2019 qui se tiendra ce dimanche 5 mai, de 8 h 30 à 16 h, à l’Amosphère à Amos.

 

Plus de renseignements au lucarneverte.com

 

Au plaisir de vous y rencontrer!

 

 

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