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Articles // Culture autochtone

LA NÉOPHYTE ET LE POW-WOW

// Jenny Corriveau - 3 juin 2016

Numéro : Juin 2016

 

Danseur, David Aashkebee White
photo : Ariane Ouellet

 

Comme bon nombre d’entre vous, un pow-wow je sais ce que c’est, mais sans le savoir vraiment. Me questionnant sur le sujet, j’ai demandé à une quantité importante de femmes et d'hommes ce qu’à leurs yeux, représentent ces deux mots : pow-wow.


 

En grande majorité, la diversité de ce qu’évoquent ces mots, ajoutée à la vivacité avec laquelle les gens ont répondu à ma question a donné des résultats, fort heureusement, plus emballants et positifs que la péjoration qui est ressortie de certains autres commentaires que je ne citerai pas. Parce que oui, en 2016, on entend encore des réponses prémâchées par d’anciennes générations effarouchées, bercées dans l’ignorance et qui craignent l’inconnu, aussi près d’eux cet inconnu puisse-t-il vivre.

 

« Tambours, splendeur, feux, chants, bamboula, régalia, danse, fête, famille, art, cérémonie, costumes, vibrations, plumes, célébration, spiritualité, couleurs, traditions, fiesta, culture, joie, communion, respect, union et… party ! » Qu’on se le dise, l’aspect festif y est sans équivoque perçu ! Tous des mots qui pourraient, tant unitairement qu’à l’unisson, décrire ce qu’est un pow-wow, dépendamment de l’humain qui le vit. Je dis l’humain parce qu’en 2016, le pow-wow n’est plus exclusif, mais inclusif. Humains de la nation, venez célébrer ! Natif de première, mais aussi de deuxième génération, viens vivre et célébrer ce qui, en 2016, est le pow-wow.

 

Si, à l’origine, ce rassemblement des Premières Nations était une célébration religieuse ou d’exploits guerriers, il existe aujourd’hui un « circuit » des pow-wow, qui sont devenus des festivités vouées à faire vivre leur héritage culturel et spirituel à tout humain désirant partager ce moment privilégié avec eux. Une célébration visant à renouer et ne faire qu’un avec les éléments, le danseur n’est pas un artiste, il vit et expose sa démarche spirituelle publiquement, au nom de sa nation.

 

La configuration naturelle d’un pow-wow consiste habituellement en une série de cercles concentriques avec des tam-tams au cœur desquels se trouvent les musiciens ; les danseurs, le public et les commerçants sont de plus en plus éloignés du centre. Pour bien des Autochtones, ces cercles représentent la centralité du tam-tam dans leur vision du monde : le tam-tam représente le pouls de la Terre-Mère, ce qui illustre le lien étroit qu’entretiennent les Autochtones avec celle-ci. Les pow-wow ont des caractéristiques communes : la musique, les danses et les habillements de danse distinctifs des participants.

Pour monsieur et madame Tout-le-monde, un pow-wow, c’est souvent sans plus ni moins, un gros party. Juste au nom, le non-initié ne s’attend manifestement pas à un sommet des bibliothécaires qui se pencheront sur le plus ancien document de méthodologie de classification encyclopédique. Le terme le dit, on entendra du pow, on verra du wow.

 

Le rôle du pow-wow étant notamment de promouvoir la fierté culturelle, le respect et la santé pour tous, les drogues et l’alcool sont interdits sur les sites où se déroulent ces fêtes. Oui à la fête, non au dérapage. C’est principalement là où l’événement est méconnu. Alors que la croyance populaire veut que l’événement soit une débauche d’ivresse collective, il en est tout autre. Le pow-wow est célébré dans la pureté de celui qui le célèbre. Célébration, pureté, communion.

 

Moi, le 11 juin, je sais où je serai. Et toi, tu veux en faire ton idée propre ? Allez va, c’est à deux pas de chez toi ! \\

 

PIKOGAN

// 11 et 12 JUIN

LAC SIMON 

// 23 et 24 JUILLET

TIMISKAMING FIRST NATION      

// 27 et 28 AOÛT

 

 

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