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Rencontre avec Laurier Aubé

Quand l’artiste pousse l’homme à s’exposer…

// Doris Blackburn - 1 juil. 2011

Numéro : Juillet / Août 2011

 

photo : COURTOISIE DE L'ARTISTE

 

Il a le gêne du talent qui coule dans ses veines, ce qui alimente ses facultés artistiques au point où il se dit atteint d’une affection, celle de la nécessité viscérale de créer des œuvres. «On ne la choisit pas, mais on doit vivre avec. C’est difficile d’en vivre parce que nous [la majorité des artistes] n’avons pas les moyens de vivre de notre art et nous manquons de lieux de diffusions, mais malgré tout on continue parce que c’est comme une maladie, c’est plus fort que nous. C’est dans l’âme», raconte Laurier Aubé. 

 

Ce Valdorien d’origine fait partie de la majorité d’artistes professionnels qui ne peuvent gagner leur vie grâce à leur talent. Il avoue être déçu de ne pas y être parvenu et ce n’est pourtant pas faute de talent. «Quand j’ai commencé à dessiner à l’adolescence, j’ai entretenu l’idée d’en faire carrière. Mais à 55 ans, je n’ai pas encore réussi. Si le gouvernement pouvait mieux supporter financièrement les artistes ce serait tellement simple, mais ce n’est pas le cas. Du moment où un artiste est considéré comme un professionnel, il devrait être payé pour créer de la beauté», plaide l’artiste autodidacte. 

 

Désillusion créatrice

 

Désillusionné peut-être, mais toujours inspiré et, fort heureusement, ses désillusions inspirent sa création ! «Comme tous les adolescents, je rêvais de changer le monde. En vieillissant, je me suis rendu compte que c’était difficile d’y parvenir. Faute de pouvoir changer la société, j’ai décidé de m’en moquer grâce à mes oeuvres», mentionne M. Aubé en faisant allusion à son exposition qu’il présentera au Centre d’exposition de Val-d’Or du 22 juillet au 11 septembre prochain. Intitulée «La grande famille humaine», cette rare exposition de l’artiste introverti regroupera une série de 31 portraits sculptés dans du plâtre, des mandalas, ainsi que de grands dessins. «Les sculptures ont toutes un titre à saveur humoristique. Je veux me moquer des humains et de leurs travers. Je ne suis pas méchant. Je veux faire rire tout en faisant ressortir les contradictions des êtres humains », précise-t-il.

 

Et rien n’échappe au regard philosophe de l’artiste : l’économie, les mines, l’environnement, etc. « Ce serait prétentieux de me considérer comme un philosophe. Je suis peut-être un apprenti-philosophe. Chose certaine, je réfléchis et j’ai des opinions comme tout le monde. Je veux avant tout faire réfléchir les gens, les faire rire aussi de nous, d’eux», insiste le Valdorien.

 

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