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Articles // Arts visuels

À L’Écart

Le corps grandeur nature

// Lise Gagné - 1 févr. 2011

Numéro : Février 2011

 

Décidément, les Abitibiens se plaisent dans la démesure. Alors que le Centre d’exposition de Val-d’Or rend hommage à l’œuvre de l’artiste Ma-Reine Bérubé, sous le titre Une femme plus grande que nature, voilà que L’Écart renchérit avec sa toute dernière livraison que la commissaire, Marie-Ève Pettigrew, a intitulée Grandeur Nature.

 

C’est à cette jeune artiste titulaire d’un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval, de retour dans sa région natale depuis deux ans, que L’Écart a confié la mise en œuvre de cette prestation pour laquelle la commissaire a fait appel à quatre artistes bien établis en Abitibi-Témiscamingue : Louis Brien, Marcel Caron, Sylvie Crépeault et Martine Savard.

 

Outre la thématique – le corps humain – et les dimensions de l’œuvre, aucune autre consigne n’a été prescrite aux artistes invités. À ce sujet, la commissaire précise : « Je souhaitais leur donner des orientations minimales. Le format, celui à échelle humaine par exemple, était important pour moi. Pour le reste, je n’ai pas voulu ajouter de contraintes, je souhaitais respecter la liberté des artistes. »

 

Déjà, l’été dernier, les complices de cette exposition se sont retrouvés pour participer à des sessions d’atelier de modèle vivant. « Le travail en atelier crée une dynamique tout à fait particulière et nous a permis de travailler plus avant l’idée du corps humain, de dire Martine Savard. C’est extrêmement stimulant, le travail des uns et des autres nous confronte à notre propre travail. »

 

L’effet miroir

Si la thématique et le dessin, un médium qui leur est familier, constituent des éléments couramment utilisés dans la pratique respective des Brien, Caron, Crépeault et Savard, la question du format, surdimensionné de surcroît, constitue un défi assez particulier pour la plupart d’entre eux, dont les œuvres, de façon générale, sont supportées par des formats beaucoup plus conventionnels, voire de petits formats. 

 

On se plaît donc à anticiper leur travail dans un tel contexte où ils ont à établir une relation assez singulière avec l’objet de création. Pour la commissaire, « la similitude des dimensions entre l’artiste et le corps représenté crée un effet miroir entre les deux parties impliquées dans l’échange. » Cet effet miroir, parfois assez déstabilisant, devrait également se faire sentir du côté du regardeur, dans un parcours qui le conduira à circuler parmi les œuvres.

 

De belles retrouvailles

Voilà donc un beau rendez-vous auquel nous sommes conviés en ce début d’année. Il y a effectivement un bon moment, nous semble-t-il, que nous avions eu l’occasion d’apprécier le travail de ces artistes dont certains, pensons à Marcel Caron, se sont faits trop rares au cours des dernières années. Un rendez-vous que d’aucuns honoreront assurément avec grand plaisir, à L’Écart, à Rouyn-Noranda, du 28 janvier au 27 février.

 

 

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