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Articles // Cinéma et arts numériques

La course de Sheila-Vicky Brazeau aux Olympiques

Cinq anneaux pour la culture

// Serge Bordeleau - 1 févr. 2010

Numéro : Février 2010

 

 

Du 12 au 28 février, Vancouver vibrera au rythme de la fièvre olympique. Tandis que plusieurs joueront du coude afin d’obtenir des places de choix à l’anneau de glace, d’autres auront le privilège de voir une œuvre cinématographique d’une jeune cinéaste de Kitisakik lors des olympiades culturelles.

 

Le court métrage La course de Sheila-Vicky Brazeau, réalisé dans le cadre de la tournée de la Wapikoni mobile à l’été 2009, est l’un des 50 films à avoir été choisis dans le cadre de CODE ciné-kiné en marge des Olympiques. Cette édition numérique de l’olympiade culturelle présentera une série de courts-métrages créés par des cinéastes de partout au Canada et ayant pour thème le corps humain en mouvement. Ces films seront présentés sur d’énormes écrans surmontés dans la région hôte des Jeux ainsi que sur le Web tout au long de l’épopée olympique vancouveroise.

« Je suis vraiment contente pour mon film, mais il faut dire que La course a définitivement quelque chose à voir avec les Jeux. J’espère que les gens là-bas réfléchiront au message du film », explique celle dont l’œuvre a auparavant été présentée au festival du Nouveau cinéma, à Montréal, en octobre dernier.

Prendre le temps de courir
Ce qui était au départ un texte, voulant présenter la course folle que se livrent les adultes de notre société, s’est transmuté en œuvre cinématographique sous les regards des formateurs de la Wapikoni mobile (studio ambulant de formation et de création audiovisuelles et musicales). « J’ai dû apprendre à mettre en images ces flashs que j’avais en tête. Avec la caméra d’abord, au montage ensuite, j’ai appris comment réaliser un film. J’ai choisi les images et les sons qui m’ont permis d’exprimer mon idée. »

Le travail sonore de ce film est fort important puisqu’il évoque la course des adultes tandis que les images prennent soin de ne jamais les montrer. On n’y voit que le fils de la réalisatrice, Darren-John Papatie, qui court pour le plaisir. « J’aime beaucoup le moment où il court, où on entend sa petite respiration. On le voit content et essoufflé. Finalement, (et ça c’est un punch), c’est moi qui cours après mon fils pour le rattraper! » 

L’idée derrière ce court film d’un peu plus de deux minutes est venue lorsque Sheila-Vicky a vu son fils courir. « Lui, il court simplement pour s’amuser, ou encore pour venir me retrouver et m’embrasser. Les grands, eux, courent après le temps, le succès, l’amour, ils courent pour gagner et parfois même pour s’oublier. »  

Avec son film, elle voulait faire  réfléchir les adultes, leur montrer que trop souvent on court après toutes sortes de choses sans que ça en vaille nécessairement la peine. « J’ai fait ce film-là parce qu’un jour mon fils va, lui aussi, se mettre à courir comme les autres adultes. S’il court lui aussi quand il sera grand, j’espère que ce sera après quelque chose de positif ! »


 

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