MAVRICK BOURASSA ET LUCAS DESROCHERS, 5E ANNÉE, ÉCOLE DE GRANADA
À l’âge de cinq ans, mon père a reçu son premier piège de la part d’un membre de la famille. Il a appris à trapper par lui-même, en installant son piège dans la forêt à l’arrière de chez lui. Au fil des années, il a acheté d’autres pièges pour diversifier les animaux capturés et il a enseigné la trappe à mon grand-père.

Dès l’âge de trois ans, mon père m’a transmis sa passion pour la trappe en m’amenant avec lui. Un peu plus tard, il m’a enseigné différentes techniques comme le piège de type « Conibear », pour capturer le rat musqué, et la « Pôle », pour attraper le castor. J’ai pu m’exercer à l’arrière de chez moi avec l’aide de mon père. Mon grand-père, lui, m’a appris à installer et utiliser les collets à renard et à coyote. Maintenant, mon père et moi plaçons des pièges sur les terres du gouvernement pendant la saison hivernale et, chaque fin de semaine, nous faisons la tournée pour vérifier nos installations. À l’arrière de la maison, nous avons même une cabane de piégeage. Mon père m’a donc appris les différentes étapes à réaliser pour préparer les peaux. Lorsqu’elles sont prêtes, nous les vendons à des gens qui font des chapeaux, des mitaines et des manteaux pour se garder au chaud pendant la saison froide.
La trappe est une passion, mais aussi un héritage familial très précieux.