FÉLIX THIBAULT, 5e SECONDAIRE, ÉCOLE LA SOURCE 

Les festivités du 100e de Rouyn-Noranda nous invitent à célébrer la longévité de la ville et son histoire. Un élément historique qui a su bien traverser les années est sa diversité culturelle. Effectivement, dans les années 1920, Rouyn et Noranda ont été une véritable terre d’accueil pour des immigrants européens comme des Russes, des Polonais, des Allemands, des Finlandais, des Ukrainiens et des Autrichiens. 

EN QUÊTE DE CUIVRE 

Tous ces gens mobilisés venaient travailler dans des mines. Puisque Rouyn et Noranda se sont développées grâce à un gisement de cuivre et d’or, il y avait un besoin de main-d’œuvre. C’est de cette même façon qu’est née la fonderie Horne et qu’a été créée la ville de Rouyn-Noranda, grâce au cuivre et aux nouveaux arrivants. Aujourd’hui encore, beaucoup d’habitants de Rouyn-Noranda vivent dans des maisons d’anciens mineurs, de directeurs de mines ou de la fonderie.

Photographe : Félix Thibault

TOUJOURS DIVISÉ 

Malgré le travail qui les réunit, la division persiste. Rapidement, des espaces communautaires, appelés halls, sont créés. Il existe le Finnish Hall, le Polish Hall ou le Russian Hall. Et ce n’est pas tout. Plusieurs édifices ont été érigés pour permettre à tout le monde de pratiquer sa religion. Par exemple, l’Église orthodoxe russe Saint-Georges, dévouée au rite orthodoxe russe, a été ouverte en 1955. Un autre exemple est la synagogue Beit Knesset Israel, construite une première fois en bois en 1932, puis en briques en 1948. Les deux bâtiments font aujourd’hui partie du patrimoine de la ville. 

LA GRÈVE DES FROS 

Le surnom de fros (qui vient du mot foreigners [étrangers]) était utilisé pour désigner les immigrants européens travaillant dans la mine Horne dans les années 1930. Les fros constituaient déjà plus de la moitié des employés quand la grève a débuté en 1934. Le 12 juin, toute la mine tombe en arrêt complet pendant une dizaine de jours alors que les mineurs revendiquent de meilleures conditions de travail. Cet événement représente bien l’union des communautés et leur importance à l’époque. 

CEUX QUI VIENNENT D’ICI 

Rouyn accueille beaucoup d’artistes et de personnalités, comme Richard Desjardins, un auteur-compositeur et réalisateur fortement engagé dans la culture de sa région et dans son environnement. En 2017, l’artiste a été désigné par la population de Rouyn-Noranda pour être représenté sur la murale du viaduc. Le projet a pris plus de 2 500 heures à réaliser grâce à une centaine de gallons de peinture. C’est un bel hommage à un homme qui porte tant la culture dans son cœur. 

NOTRE HÉRITAGE 

Aujourd’hui, la ville et encore et toujours chargée de culture et d’histoire. Même si certaines communautés se sont dispersées à travers le Canada, Rouyn-Noranda reste toujours une ville accueillante et heureuse de partager sa culture grâce, par exemple, au Musée d’histoire de Rouyn-Noranda (anciennement connu sous le nom de Maison Dumulon) et aux nombreuses activités que propose la ville dans ses espaces communautaires. Les générations présentes et futures ont beaucoup à découvrir sur Rouyn-Noranda!