« Abitibi/Montréal » est d’abord et avant tout une plateforme numérique dont l’objectif est de promouvoir et de dynamiser la littérature régionale. Celle-ciCette plateforme est rendue possible grâce à une équipe chevronnée qui publie des textes, surtout littéraires, permettant de visualiser le contraste entre les villes et les régions. Publié cette année aux Éditions du Quartz, le recueil de nouvelles « Abitibi Montréal » fait passer le numérique à la version papier en présentant quelques-uns des meilleurs écrits de la plateforme. 

Le recueil regroupe six nouvelles très différentes les unes des autres. L’Abitibi qui y est dépeinte est à la fois belle et sombre. Le territoire est parfois empreint d’espoir, d’autres fois de désespoir. La colonisation, l’immigration, les espaces, le grand air, les mines, la chasse, la forêt… tout y est. Et le contraste avec Montréal se fait de plus en plus grandissant à mesure qu’on avance le long de la 117.

Mathieu Gagnon, fondateur de la plateforme Web « Abitibi/Montréal » et directeur du projet dans sa version papier, a su bien choisir les textes afin de rejoindre un large public. Chacune des nouvelles possède sa propre personnalité et a son petit je-ne-sais-quoi d’excentrique, de marginal. L’entièreté de l’œuvre nous fait voyager loin des sentiers battus, loin de la littérature populaire. Le style est plutôt recherché et très imagé. Les figures de style sont des plus évocatrices.

D’un point de vue plus personnel, mon coup de cœur va à Catherine Perreault avec sa nouvelle intitulée Feux. Je me suis prise d’affection pour Louis-André et Clémentine, deux écorchés qui se mettent à nu dans cette Abitibi qui les a réunis. 

Le recueil de nouvelles Abitibi Montréal regroupe des textes des auteurs Claude Bouliane, Alexandre Castonguay, Mathieu Gagnon, Gabrielle Izaguirre-Falardeau, Catherine Perreault et Joséane Toulouse.


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