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Chroniques // CULTURAT

Chronique

LA CULTURE ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

// Pascale Charlebois - 30 sept. 2018

Numéro : Octobre 2018

 

La fontaine de Saint-Maurice de Dalquier
photo : Daniel Pelletier

 

Qui d’entre nous n’a pas déjà eu l’occasion de constater la fierté des gens d’Amos par rapport à leur eau? Avec raison, d’ailleurs! Cette eau est non seulement d’une qualité exceptionnelle, mais coule dans leur robinet sans que la ville ait à lui faire subir le moindre traitement. L’eau est déjà un symbole identitaire fort du Québec grâce à son impressionnant réseau hydrographique et à l’énergie renouvelable qu’elle permet de produire. Pour les gens de la MRC d’Abitibi, elle est même centrale dans la culture puisqu’elle renvoie à une particularité géographique du territoire : les eskers. (Prenez un instant pour compter le nombre d’entreprises ou d’institutions de la région d’Amos qui comportent le mot « esker » dans leur nom et vous en serez convaincus). Rien d’étonnant, donc, que ce soit autour de cet élément culturel, identitaire et territorial que se dessine aujourd’hui un projet d’envergure internationale qui regroupe les 17 municipalités de ce territoire. 

 

Le parc Anisipi, un parc thématique sur la ressource hydrique, sera, si les financements attendus lui permettent de voir le jour, le plus gros projet s’inscrivant dans la démarche CULTURAT jusqu’à maintenant. Décliné en six produits sur l’ensemble de la MRC, ce parc mélangera les arts, la technologie, l’architecture, le patrimoine, la valorisation de la culture anicinabe, l’histoire et les ressources naturelles. Il sera accompagné de tout un mouvement de sensibilisation à la protection des eaux souterraines et fera appel à des spécialistes de la question, soit le Groupe de recherche sur l’eau souterraine (GRES) ou la Société de l’eau souterraine de l’Abitibi-Témiscamingue (SESAT).

 

Les fontaines artistiques, que l’on peut déjà apprécier dans plusieurs villes et villages de la MRC, représentent déjà bien l’essence de ce parc : conçues par des artistes locaux, elles s’inspirent de l’identité et de l’histoire du lieu pour rendre hommage à la fois à nos bâtisseurs et à la ressource hydrique. 

 

Dans l’ensemble, ce parc est une manière originale de faire croître une saine vitalité économique (je ne peux pas vous en dire davantage pour le moment, mais je vous jure que ce sera très attirant pour le tourisme) tout en sensibilisant les gens à la protection d’une ressource extrêmement fragile : cette eau exceptionnelle issue des eskers. Alors que la pénurie d’eau potable menace l’ensemble de la planète, un projet comme Anisipi protégera cette ressource tout en faisant ressortir l’histoire et la culture propres au territoire. 

 

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