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Chroniques // Région intelligente

Chronique Région Intelligente

L’île aux pirates

// Michel Desfossés - 29 oct. 2016

Numéro : Novembre 2016

 

Birgitta Jonsdottir est une poétesse, peintre et la présidente du parti Pirate islandais.
photo : Courtoisie

 

Birgitta Jonsdottir sera peut-être au moment de lire ces lignes la nouvelle première ministre de l’Islande.

 

C’est en écoutant l’émission La Sphère sur ICI Première chaîne que j’ai entendu pour la première fois parler du personnage et du programme de sa formation politique.

 

Intéressants et islandais. Un portrait s’impose.

 

La présente chronique sera donc musicalement assaisonnée par la pièce Olsen Olsen du groupe Sigur Rós.

 

L’Islande, cette île de l’Atlantique Nord de 100 000 km2 n’en finit plus de nous surprendre. Après la crise financière de 2008, elle avait mis en tutelle ses banques, emprisonné leurs présidents et desserré l’étreinte de celles-ci sur les ménages endettés, rien de moins. En dedans, les bandits à cravate !

 

Un parti pirate au pouvoir ?

 

Birgitta Jonsdottir est une poétesse, peintre et la présidente du parti Pirate islandais. Parti Pirate ? De kessé ?

 

Le jeune mouvement des partis Pirates se veut présent dans plusieurs pays, surtout en Europe où ils comptent quelques députés. Ils sont une émanation, une volonté de battre en brèche, de hacker le néo-libéralisme.

 

Les Islandais vont-ils innover encore ? Mettront-ils le parti Pirate islandais, qui tutoie les 40 % d’appui dans les sondages, à la direction de leur pays ? Si oui, pourquoi ?

 

Parce qu’ils ne veulent plus voir leurs politiciens engranger du fric, à l’abri du fisc.

 

Justement, les pirates veulent, entre autres, développer une approche de droit numérique protégeant les intérêts collectifs par la divulgation des données financières et bancaires et redonner les données personnelles accumulées sans leur accord à leurs vrais propriétaires, les citoyens. Droit numérique comme dans Droit de la personne.

 

Quel intérêt pour nous ?

 

Logées sur des logiciels libres (ex. : openstreetmap), les données porteraient aussi sur l’aménagement et le développement du territoire et permettraient de donner accès à des milliers de savoirs traditionnels et techniques. Toute chose utile pour qui veut comprendre et développer son territoire. Cela ne fait pas de doute, les régions-ressources telles l’Abitibi-Témiscamingue sortiraient grandies de l’accès à de telles banques de données.

 

Birgitta Jonsdottir est conceptrice web et présidente du parti Pirate islandais, et le 29 octobre, peut-être aura-t-elle été désignée présidente de son pays. \\

 

 

 

 

 

En savoir plus sur les combats du parti Pirate:

 

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