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Chroniques // Rubrique ludique

Rubrique ludique: Jeu de société inspiré d’une réalité régionale

Rockwell : forage, corruption et stratégie

// Staifany Gonthier - 10 déc. 2014

Numéro : Décembre 2014 / Janvier 2015

 

le jeu Rockwell
photo : Courtoisie

 

Créateur dont la réputation n’est plus à faire, Bruno Crépeault, (amateur, entre autres choses, de jeux de société) nous livre sa première création éditée : Rockwell. Il s’agit d’un jeu de société pour joueurs avertis de 14 ans et plus où l’on doit forer la croûte terrestre. Les joueurs contrôlent donc quatre foreuses qu’ils doivent améliorer en cours de route afin d’initier le plus grand nombre de forages possibles. On y récolte des ressources qu’on pourra ensuite vendre ou cumuler pour marquer des points de victoire supplémentaires.

 

Vient d’abord la préparation assez laborieuse du plateau de jeu, qui ne ressemble à rien de ce qu’il y a sur le marché. Il y a beaucoup de pièces à manipuler mais on s’y retrouve quand même assez rapidement vu la clarté de la règle.  Petit bémol par contre : les couleurs des ressources imprimées sur le plateau ont créé, au départ, un peu de confusion autour de la table.

 

Le tour de jeu se déroule en trois phases. Il est possible que vous ne puissiez participer aux trois phases car vous devrez, suite à une enchère, vous positionner sur les actions que vous désirez. Au tout début, tout le monde déplace ses foreuses et participe au forage. Les joueurs sont appelés à sous-contracter ou encore à corrompre un adversaire pour parvenir à forer les segments voulus. Ensuite, les joueurs ayant pris part aux différents forages se partagent les ressources. Un léger supplément va, bien évidemment, aux joueurs ayant initié les forages. Puis arrive la phase de la vente des ressources. Les compagnies présentes sur le plateau des ventes pourront donc acheter ou vendre leurs ressources pour ensuite améliorer les performances de leurs foreuses ou encore pour se positionner sur le plateau et ainsi obtenir plus de ressources durant la partie. Le dernier plateau est celui où les améliorations sont disponibles. On pourra acheter des points de victoire, améliorer nos foreuses ou encore se procurer de l’assurance, car forer n’est pas sans danger!

 

Somme toute, Rockwell est une création très audacieuse pour une première. Il peut nous faire penser au premier album si longtemps peaufiné d’un musicien. Personne ne pourrait dire que c’est un jeune concepteur qui l’a inventé! Il saura satisfaire les joueurs avertis avec ses différentes mécaniques et ses stratégies de coopération obligée. C’est un beau cadeau de Noël pour votre cousin gamer qui aime tout de même quand le hasard a un peu sa place.

 

Le jeu, prévu pour 2 à 4 joueurs, est édité en Belgique chez Sit Down, qui nous a récemment offert Wiraqocha, et est magnifiquement illustré par Étienne Simon, alias Yuio. Lorsqu’on ouvre la boîte, on trouve un sympathique feuillet de remerciements sur lequel on retrouve les noms de plusieurs personnes de la région. Il faut mentionner que les éditeurs de Rockwell ont eu recours à une campagne de socio-financement sur Kickstarter, grâce à laquelle ils ont amassé plus de vingt mille dollars pour la production du jeu de Bruno Crépeault.

 

 

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