Menu

Chroniques // Patrimoine et histoire

Chronique Sociétés d'histoire

Les fréquentations et la demande en mariage

// Sociétés d'hisoire - 1 avril 2011

Numéro : Avril 2011

 

 

Dans le cadre des activités entourant son 10e anniversaire, la Société d’histoire et du patrimoine de la régioin de La Sarre présentera cet été l’exposition Mariages d’hier à aujourd’hui. Le texte qui suit est un extrait de ce que les visiteurs pourront lire en parcourant les documents et artéfacts mis en valeur à cette occasion.

 

Par un bel après-midi de 1937, Cupidon lance ses flèches. En effet, Marie-Ange Boucher voit passer Eugène Auger avec ses frères. C’est le coup de foudre. Elle rencontre son futur mari pour la deuxième fois chez elle. Elle ne peut recevoir seule car dans le temps, il fallait un chaperon. Dans ce cas-ci, son frère Paul avait la tâche ingrate de surveiller les deux tourtereaux.

 

Les fréquentations vont bon train. Si bien qu’un soir, Eugène, qui semble très nerveux, vient faire la grande demande. Comme il n’était pas coutume de fréquenter sa promise le mercredi, les parents de Marie-Ange se doutent bien de quelque chose. L’émotion est à son comble. Marie-Ange est inquiète, a envie de pleurer. La réponse est positive à la condition qu’on ne donne pas de misère à la future mariée. La fiancée du jour s’empresse donc de commander tout son trousseau chez Eaton.

 

Les bancs sont publiés trois semaines d’affilée.

 

Plus tard, réjouissances dans le rang. Pour la cérémonie nuptiale, la belle Marie-Ange porte une robe en satin rose agrémentée de fleurs au collet et un chapeau blanc entouré de feuillage vert. Les souliers sont blancs, avec des talons de deux pouces de haut. Eugène en habit marine et chapeau gris a fière allure lui aussi.

 

Après la messe du mariage qui débute à dix heures, la noce se continue chez le père de la mariée pour se terminer chez le père d’Eugène. Tous sont de la fête : parents, amis, voisins.

 

Pour l’occasion, on retrouve messieurs Onil Auger et Évariste Chevalier aux violons, Lionel Auger à la musique à bouche et Omer Baribeau qui promène ses doigts sur son accordéon. «L’orchestre» fait danser la compagnie sur des sets carrés endiablés, le tout arrosé d’un bon verre de vin fait maison.

 

Ce soir là, Marie-Ange Boucher devient officiellement madame Eugène Auger.

 

 

Print Friendly and PDF

Commentaires

Publicités

Vous vous apprêtez à être redirigé
vers la Boutique des arts CULTURAT.

Continuer Annuler