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Articles // Métiers d'art

À LA UNE

SCARO: Tailleuse de rêves

// Lise Millette - 26 nov. 2019

Numéro : Décembre 2019/Janvier 2020

 

photo : Charles Roussel

 

Caroline Arbour, la joaillière mieux connue sous le nom de Scaro, a soufflé 15 bougies à son entreprise qui a le vent en poupe. Au moment de rédiger cet article pour L'Indice bohémien, elle se trouvait sur la côte ouest du Canada, à Vancouver, au Circle Craft 2019, un salon des métiers d'art auquel elle participe pour une deuxième année.

 

Forte d'une nouvelle collection, LIBERTÀ, et après une association avec la renommée bijouterie Birks, qui aura duré un an plutôt que les trois mois prévus au départ, Caroline Arbour continue de faire progresser ses petits scarabées taillés. « Travailler pour Birks a été à la fois formateur, stimulant et confrontant. J'ai raffiné beaucoup mon travail, je travaille davantage l'arrière de mes œuvres, on voit beaucoup plus ma signature », confie-t-elle. Les exigences de Birks étaient de taille. « J'ai relevé d'une coche ma finition parce qu'ils l'exigeaient. Il y a quelque chose de confrontant à avoir plusieurs personnes qui analysent et discutent de ton travail », avoue-t-elle, satisfaite d'avoir relevé ce défi.

 

Pour souligner ses 15 ans et la sortie de la collection LIBERTÀ, lancée officiellement le 26 octobre dernier, Caroline Arbour a lancé une vidéo promotionnelle réalisée par Bojo’s Film, dans lequel on la voit assise à sa table de création au milieu d'une forêt ou au cœur d'un centre-ville bondé. Des plans qui ressemblent davantage à des images tirées d'un rêve plutôt qu'un scénario continu. « C'est voulu… je voulais recréer comment me vient l'inspiration. Je peux me retrouver n'importe où et avoir un flash, une idée. L'inspiration me vient en fait comme une vague. Une vague déferlante », explique la créatrice.

 

Dans cette vidéo, on voit aussi la chanteuse Florence K, une alliée naturelle de Scaro. « Ma rencontre avec Florence a été le fruit du hasard. J'avais un événement à Montréal et nous devions avoir une performance de Stefie Shock, qui a eu un empêchement. Une personne de notre entourage connaissait Florence K, qui a accepté. Il y a eu une connexion et nous sommes restées en contact. Sans rien lui demander, elle s'est mise à porter mes bijoux. Alors quand est venu le moment de faire la vidéo j'ai tout de suite pensé à elle », résume Caroline Arbour.

 

 

ABITIBI : PAPILLON DE NUIT

 

Dans la collection LIBERTÀ, Caroline Arbour présente un petit pendentif représentant un papillon de nuit. Cette pièce porte le nom Abitibi. « Je suis contente d'avoir enfin pu donner ce nom. J'aime beaucoup l'Abitibi… Vous savez que je ne suis pas née ici? » La jolie brunette vient plutôt de la Gaspésie et a renoncé à son bord de mer pour les terres de l'Abitibi-Témiscamingue. Elle en a fait sa région d'adoption et a su y planter ses racines.

 

Pour chacune de ses pièces, Caroline Arbour prend un temps d'arrêt et accompagne chacune d'un texte. Voici ce qu'elle écrit à propos de ce petit papillon Abitibi.

 

« Abitibi : région mystérieuse du Québec qui demande un certain goût de l’aventure pour y venir une première fois. Certaines personnes n’oseront jamais découvrir cette région par peur des histoires que l’on raconte sur les insectes immenses et nombreux, sur le froid polaire… L’Abitibi c’est plutôt une terre d’émerveillement, d’aurores boréales, de gens courageux et aventuriers, une terre de légende où le vent du nord siffle comme un hymne à la vie, la terre des “tout est possible” ».

 

Elle ajoute qu'il faut peut-être « un certain caractère et un esprit créatif pour tomber en amour avec cette région ». Parions qu'elle possède assurément chacun des deux.

 

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