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Articles // Arts visuels

Quand ADN devient ABS

// Lise Millette - 7 févr. 2018

Numéro : Février 2018

 

photo : Marilou Bergeron

 

Équipoise est le nom donné à une œuvre singulière qui ressemble à un étrange calmar d’os, suspendu par des fils, au plafond d’une pièce plongée dans l’obscurité. La résultante intrigue et se traduit par un ensemble incongru et singulier.

 

Cette œuvre imaginée par l’artiste ontarienne Chelsea Greenwell occupe toute une pièce du Musée d’art de Rouyn-Noranda. Flottant au-dessus d’un aquarium rempli d’eau, la structure est illuminée par intermittence.

 

« Depuis trois ans, à peu près à la même période, nous exposons un artiste de Windsor. Lors d’une installation précédente, j’ai parlé avec Chelsea, elle m’a montré ce qu’elle faisait et je lui ai dit qu’il serait bien de présenter ça ici », explique Jean-Jacques Lachapelle, directeur du musée.

 

La région de Windsor, économiquement liée aux soubresauts du secteur automobile, semble voir émerger dans les arts les réverbérations de cette industrie. Selon M. Lachapelle, d’une certaine manière, la démarche de Chelsea Greenwell s’inscrit dans ce nouveau paradigme : « La société s’est adaptée, les nouvelles technologies se sont beaucoup imposées ». Et les arts n’y échappent pas.

 

Chelsea Greenwell possède un baccalauréat avec majeur en concentration bio-art et sculpture. Elle a acquis une expertise pour les rendus et impressions 3D. Outre les arts, elle travaille auprès de Fiat Chrysler à titre de designer d’automobile.

 

Pour réaliser son œuvre, l’artiste a fait en sorte de transposer dans une impression 3D une réplique organique; comme si les données de l’ADN se trouvaient converties en matière plastique, établissant ainsi une corrélation entre le vivant et la « machine ».

 

Équipoise réunit 540 vertèbres moulées à partir d’une impression 3D d’une véritable vertèbre. Chacune est traversée par un tube dans lequel de l’eau est propulsée par une pompe. Le fluide circule dans la structure et un léger mouvement est ainsi créé. La pièce oscille et bouge lentement.

 

« Avec cette œuvre, Chelsea pose en quelque sorte la dualité entre la nature qui nous est donnée et ce que l’homme veut contrôler… et comment il se sert de la haute technologie pour la modifier », explique M. Lachapelle.

 

Le directeur du musée résume ce travail particulier de Chelsea Greenwell comme « une grande œuvre installative, dynamique et sonore ».

 

L’exposition est présentée jusqu’au 18 février.

 

 

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