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Articles // Cinéma et arts numériques

Sainte-Germaine prépare une autre histoire de bretelles

// Lise Millette - 4 oct. 2017

Numéro : Octobre 2017

 

photo : Marlen Bégin

 

La cinéaste Julie Dallaire sera de retour chez elle, à Sainte-Germaine-Boulé, en 2018 pour tourner un nouveau film inspiré d'une légende qui se joue en Abitibi-Ouest. Après le documentaire Le Rouet en 2015 et Mononc’Jack : les bretelles disparues, un conte fictif porté à l’écran en 2016, elle proposera cette fois une adaptation du conte Les passes croches à Placide.

 

Ce nouveau film raconte une histoire de bucherons et de manigances. Ceux qui ont vu Mononc’Jack : les bretelles disparues retrouveront l’oncle Jack dans cette nouvelle aventure. Cette fois, le plan tordu monté par le méchant Placide met en scène la construction d’un chemin d’accès tellement difficile à pratiquer qu’il viendra miner le travail d’un chantier de travailleurs. Au menu : envie et jalousie entre villes voisines et vent de corruption dans l’industrie de la construction.

 

« En toile de fond, on a donc une guerre de clochers. Ce n’est pas nouveau en Abitibi-Ouest ces petites rivalités entre villes et ça existe encore! », précise Mario Tremblay, qui est aussi l’auteur du conte Les passes croches à Placide.

 

Mario Tremblay, organisateur du milieu communautaire à Sainte-Germaine-Boulé, tire les ficelles du projet et c’est avec une confiance aveugle qu’il a confié son scénario aux cinéastes Julie Dallaire et David Trempe, qui travailleront en tandem et auront carte blanche.

 

Si l’atmosphère du film et la couleur que lui donneront Julie Dallaire et David Tremble demeurent pour le moment inconnues, on sait que le récit n’est pas qu’une légende sortie de l’imagination de Mario Tremblay.

 

« La ligne est encore invisible entre la légende et le vrai… mais il y a un fond de vérité dans tout ça… parce que le chantier du rang 4, dont il est question dans l’histoire, a vraiment existé », confie-t-il, sans trop vouloir vendre la mèche.

 

Le comité organisateur se trouve en pleine campagne de financement. Un recueil de contes paraitra sous peu et différentes activités se tiendront afin d’amasser de l’argent pour couvrir les frais de production.

 

« Tout est communautaire dans ce film-là! Et on va faire jouer du vrai monde dedans, comme pour notre premier film, donc monsieur et madame Tout-le-monde pourront embarquer. La première fois, j’avais fait jouer le curé par le vrai curé de Sainte-Germaine-Boulé! », lance-t-il avec enthousiasme dans une lancée qui ne s’arrête jamais.

 

Une légende en hommage aux gens d’ici

 

Mario Tremblay a déménagé à Sainte-Germaine-Boulé en 2007. Auparavant, il habitait la région de Montréal, mais il a vite trouvé l’inspiration, pris racine et s’est lié d’affection pour son petit coin d’Abitibi-Ouest.

 

« Dans l’histoire, t’as eu la France et la Nouvelle-France, ben l’Abitibi pour moi, c’est le “Nouveau-Québec”, seulement les gens ont traversé la mer de bois pour s’y rendre », illustre-t-il d’une manière qui trahit toujours un peu le conteur qui sommeille en lui.

 

Son rôle d’organisateur communautaire lui permet de croiser plusieurs personnes, d’échanger et de trouver des manières d’animer la communauté.

 

« J’adore le milieu rural et quand je dis que Sainte-Germaine, on l’a dans le cœur, c’est vrai. T’as de quoi dans un village que tu n’as pas à Montréal », confie-t-il, interrompu dans son entrevue par une dame venue lui porter du potage dans un pot Mason. Un hasard parfait qui n’aurait pas pu mieux tomber pour illustrer son propos.

 

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