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Chroniques // Histoire et patrimoine

CHRONIQUE

L'IMMIGRATION À AMOS

// Pierre Laliberté, en collaboration avec Guillaume Trottier et Jacinthe Coulombe, Société d'histoire d'Amos - 27 mars 2019

Numéro : Avril 2019

 

Image tirée de l'exposition sur Maurice Bénard au Centre d'archives d'Amos
photo : Société d'histoire d'Amos

 

Au début du XXe siècle, les acteurs de la colonisation de l’Abitibi étaient essentiellement des Canadiens français. Bien que cette concentration homogène ait été inscrite dans le cadre du projet nationaliste soutenu par le clergé, il semble que peu d’immigrants aient souhaité s’établir sur ce territoire avant l’essor de l’industrie minière des années 1920.

 

À cause de la guerre 1914-1918, l’élan des colons qui arrivaient diminue. La crainte et le découragement succèdent à l’enthousiasme des années précédentes. La guerre nous enlève plusieurs bons citoyens qui se sacrifient pour la cause commune, car un bon nombre ne reviennent pas, trouvant la mort au champ d’honneur.

 

À Amos, la présence d’immigrants dès l’époque pionnière constitue donc un phénomène en marge des principaux mouvements migratoires qu’a connu l’Abitibi. Hors du portrait statistique, quelques personnages marquent néanmoins le paysage de la jeune localité, le temps de leur passage.

 

Voici le portrait de Maurice Bénard, immigrant français, premier marchand établi à Amos en 1911. Cet immigrant venu de France construit son premier magasin sur la rive ouest de la rivière Harricana en 1912 d’un contrat qu’il donne en 1911 aux entrepreneurs McDougall.

 

En 1913, il est nommé « maître de poste » et il construit, avec son associé Smith, la première gare d’Amos. Les Bénard auraient immigré au Canada dans l’espoir d’échapper à la menace de guerre en Europe.

 

En 1922, son épouse Marie-Aurélie Quentier devient propriétaire de l’hôtel transcontinental jusqu’en 1935. C’est le rendez-vous des voyageurs et des prospecteurs miniers. On dit qu’ils sont des hôtes accueillants. Une corsetière diplômée et un tailleur parisien y offraient leurs services.

 

Maurice Bénard met en place un service de navigation commerciale entre Amos et les camps miniers Siscoe, Sullivan et Thompson. Ce service lui permet d’assurer le transport de personnes – ingénieurs, arpenteurs, prospecteurs – et de livrer la marchandise requise au développement des industries. En 1936, l’ouverture de la route reliant Amos à Val-d’Or entraîne le déclin de la navigation commerciale sur la rivière Harricana. La compagnie de transport maritime de Maurice Bénard ferme donc ses portes.

 

Les textes et les photographies de cet article proviennent d’extraits de l’exposition sur Maurice Bénard tenue de juin 2017 à avril 2019 au Centre d’archives d’Amos.

 

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