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Chroniques // Environnement

Chronique

ÉTUDE SUR LE LOUP GRIS AUX ALENTOURS DU PARC NATIONAL D’AIGUEBELLE

// Marcel Rodriguez et Danya Hernandez, chargés de projets au Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue - 29 août 2018

Numéro : Septembre 2018

 

Jeune loup capté à l’aide d’une caméra de détection de mouvement au parc national d’Aiguebelle.
photo : Carlos Garcia

 

En collaboration avec la Sépaq et l’Université de Sherbrooke, le Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue (CREAT) mène un projet de recherche sur le loup gris à la périphérie du parc national d'Aiguebelle. Nous savons que des meutes de loups gris fréquentent le parc. Mais qu’en est-il en dehors des limites du parc? C’est la question à laquelle nous tentons de répondre.

 

Ce projet de recherche fait suite à une étude sur les loups menée dans le parc national d'Aiguebelle il y a quelques années. Cependant, le territoire du loup peut aller au-delà des limites du parc. Dans le but de mieux connaître la situation du loup gris dans la région, les lieux qu’il fréquente ainsi que ses interactions avec les humains, des entrevues sont actuellement menées auprès des utilisateurs (résidents, trappeurs, chasseurs, agriculteurs, etc.) de la zone périphérique au parc, soit dans les quartiers de Cléricy, Destor et Mont-Brun à Rouyn-Noranda ainsi que dans les municipalités de Launay, Taschereau et Poularies. Des analyses cartographiques sur les différents usages du territoire (agricole, résidentiel, forestier, cynégétique, etc.) et sur les observations de loups seront également effectuées. Les résultats de ce travail sont attendus pour le mois de novembre prochain.

 

Dans la zone d'étude du projet, un seul cas de conflit homme-loup a été documenté. En raison de ce phénomène et du manque d'information sur l’espèce, l’écologie du loup dans la région est un sujet d’intérêt. Même si on sait que les principales causes de mortalité du loup sont associées à des activités humaines comme le piégeage et les accidents sur les corridors routiers, nous ne connaissons pas le taux de mortalité lié à ces activités. De plus, le loup est un animal très intelligent, prudent et audacieux. Ces caractéristiques réduisent la probabilité d'observations près des zones résidentielles.

 

Serons-nous en mesure de déterminer les endroits que le loup visite plus fréquemment? D’autres cas de prédations ou d'attaques du bétail dans la zone d’étude seront-ils recensés en plus du cas isolé? Est-ce que les différents types d’utilisation du secteur par l’homme ont une influence sur la présence de loups? Aurons-nous connaissance d'autres types d’interactions entre les personnes qui utilisent les alentours du parc et les loups? Ce sont là quelques-unes des questions auxquelles nous cherchons des réponses dans le cadre de ce projet de recherche.

 

Si vous désirez participer à l’étude, communiquez avec les auteurs de l’article à marcelrodriguez@creat08.ca ou par téléphone au 819-762-5770.

 

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