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Chroniques // Arts visuels

Retour en piste pour les frères Collini

// Marie Carneiro - 9 févr. 2018

Numéro : Février 2018

 

photo : Elisabeth Carrier

 

« Oyez, oyez! Voici le Cirque des Frères Collini! Approchez et entrez dans un univers unique. » Ces mots d’ouverture se feront entendre à nouveau alors que Le cirque des frères Collini reviendra en piste les 15, 16 et 17 février prochains à l’Agora des Arts de Rouyn-Noranda.

 

Les organisateurs, Vanessa Collini, Samantha Trudel et François Bédard ont répondu aux questions de L’Indice bohémien.

 

IB : Décrivez-nous comment tout a commencé.

 

On s’est rencontré au pôle fitness où l’on s’est intéressé aux acrobaties plus techniques. Chacun de nous avait des idées pour créer un projet spectacle. En parlant ensemble, on a décidé de les regrouper pour former un groupe d’artistes. La magie a opéré!

 

IB : Pourquoi avoir choisi le nom Collini?

 

L’idée du nom Collini est venue parce que notre démarche ressemble à celles des cirques ambulants des années 1900-1920. À l’époque, leur nom était une marque de commerce. Le nom de Vanessa sonne un peu « exotique » et ce qui était une blague au départ s’est transformé en titre officiel pour la troupe.

 

Le nom a provoqué un engouement. Les gens se demandaient quels étaient mes frères. Ils étaient curieux et ça a permis d’attirer un public.

 

IB : Le spectacle porte aussi un message, que l’on discerne à la fin de la représentation. Quel est-il?

 

C’est une interprétation personnelle, propre à nous, de ce qu’étaient les cirques de l’époque. On a créé notre univers basé sur des faits réels. Des travaux de recherches ont permis de découvrir comment certains principes éthiques ont été bafoués dans le passé. Par exemple, les esclaves qui étaient présentés comme des animaux de foire ou encore les difformités humaines qui ont été exploitées. Ces différences attiraient les gens et se traduisaient par de l’argent malsain. Mais tout n’était pas noir! Les deux parties du spectacle ont chacune une vision bien différente du cirque comme phénomène.

 

IB : Les premières représentations ont connu un grand succès. Vous attendiez-vous à ça?

 

Non, mais on avait confiance en notre projet! On ne s’attendait pas à autant. C’était une véritable surprise.

 

IB : Une tournée en Abitibi-Témiscamingue est-elle possible?

 

On aimerait ça! Mais c’est complexe à organiser du côté technique, notamment pour les spectacles aériens. Des normes doivent être respectées. Il nous faut une salle adéquate pour les mesures de sécurité.

 

IB : Pourquoi l’Agora des Arts?

 

Pour son look rétro d’ancienne église désacralisée. C’est un lieu avec de hauts plafonds. Nos décors s’accordaient très bien et l’acoustique est fantastique.

 

De plus, les membres de l’Agora ont vraiment embarqué dans le projet à 200 %, ils n’ont pas hésité à nous soutenir. Leur accueil a été très apprécié.

 

IB : À quoi ressemble l’organisation? Combien de personnes vous entourent?

Une cinquantaine en tout : 17 artistes sur scène, 6 à 8 techniciens pour le son et lumière. Le reste se divise en coulisses : les maquilleuses, les coiffeuses, les gens à la billetterie, les bénévoles aux différents kiosques, sans oublier les graphistes. Sans eux, on n’est pas grand-chose. C’est un bel effort collectif!

 

IB : Le spectacle offre deux versions, enfants et adultes. Pourquoi?

 

Le spectacle est fait pour des adultes, mais à la demande des parents qui auraient bien voulu emmener leurs enfants, nous avons fait une autre version. Le spectacle est raccourci avec des moments plus comiques et des animaux plus attachants. Ces représentations se tiendront en journée et les versions adultes seront présentées en soirée.

 

 

 

 

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