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Chroniques // Général

Et si on osait la beauté du monde?

// Lise Millette - 30 janv. 2018

Numéro : Février 2018

 

De quoi seront fait les prochains mois? Lorsqu’on appose au mur le calendrier d’une nouvelle année, après le Bye, bye, le retour des Fêtes, la remise en ordre de la maison, les vœux pour le Nouvel An qui s’étirent presque jusqu’à la fin janvier, une fois tout ça passé vient l’après : ce qu’on en fera.

 

Si on espère la santé, peut-être ferons-nous quelques efforts de remise en forme : étirer un détour par une petite marche, troquer une soirée sofa pour une activité quelconque ou même un livre ou simplement un moment partagé.

 

On souhaite la paix? Alors, le temps est venu de nettoyer ses propres rancœurs, histoire de ne pas la laisser prendre racine et ainsi miner nos pensées. Le désir de prospérité se traduira par mettre les bouchées doubles ou s’investir là où il le faut…

 

Et pour la suite du monde? Cette année sera quoi?

 

Bien sûr, même blottis sous nos couvertures, la porte bien fermée pour ne pas laisser entrer l’hiver au-dedans alors que le frimas, le givre et le grand froid courent dehors, difficile de bloquer toutes les issues contre le monde extérieur.

 

La géopolitique et les tensions exacerbées sur la scène internationale ont de quoi nous inquiéter, mais si l’on s’arrête à l’angoisse, on ne fait plus rien. La peur est cette prison qui nous garde prisonniers de nous-mêmes et dont il faut s’extraire pour avancer.

 

C’était aussi le sens d’une réflexion partagée durant la période des fêtes. Assis à disserter sur le sort du monde, chacun y est allé de ses projections, de ses doutes et de ses appréhensions. Quand on exprime ses peurs, on se rend vite compte que d’autres les partagent. Ainsi, ce qui avait commencé avec légèreté devient soudainement plus sombre. En prenant conscience de la tangente, nous avons inversé les pôles, en quelque sorte. Le positif attire le positif, alors tendons de ce côté. Puisque la crainte et l’inquiétude nous freinent, affairons-nous à créer des occasions qui nous propulseront vers l’avant et à devenir le terreau fertile d’idées neuves.

 

Il ne s’agit pas de se mettre des œillères et de faire la sourde oreille. Seulement, si on aborde une difficulté, abordons-la dans une optique d’y trouver une solution, et non pas uniquement de la regarder, immobiles et sans voix. Autant que faire se peut.

 

Il faut ainsi s’affairer à relever la barre, comme Christine Girard, l’haltérophile qui a pu récupérer les titres convoités, se lever et peindre ses légendes comme Frank Polson dont les dessins orneront une nouvelle série de pièces de monnaie à tirage limité, conjuguer en BD, avec Daniel et Tobi, la plume d’un père au coup de crayon de sa fille, croquer en photo l’humanité, comme Samian, pour montrer que le monde est beau,

s’exiler au loin, comme la trompettiste Émilie Fortin, pour mieux revenir chez soi sur un air de musique.

 

Comme tous les mois, L’Indice bohémien vous propose de découvrir des histoires, des expositions, le fruit de parcours différents de personnes qui ont pour point commun d’avoir osé se lancer à la poursuite de leur inspiration. J’inclus dans cet élan les lecteurs qui ont accepté de soumettre leurs poèmes pour le concours de poésie lancé en décembre. Ils et elles ont aussi voulu tenter le destin pour mettre dans la sphère publique une partie de ce qui a germé en eux.

 

Ce journal, il est ainsi le carrefour des aspirations et le reflet d’une mise en commun de divers talents. Une région aussi riche et diversifiée sous toutes ses formes ne peut que l’être aussi dans ses artistes et dans ses habitants.

Vœux pieux? Pas vraiment. Les vœux se concrétisent lorsqu’on pave la voie à leur réalisation.

 

Tant que nous pourrons noircir nos pages avec des histoires pleines de lumière, nous pourrons espérer.

 

 

 

 

 

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