Menu

Chroniques // Écologie

L’avenir des évènements en Abitibi-Témiscamingue (suite)

// Maurice Duclos, éco-conseiller diplômé - 7 déc. 2017

Numéro : Décembre2017/Janvier2018

 

Dans l’édition précédente de L’Indice bohémien, nous avons vu ce que pouvait être un évènement écoresponsable et les principaux avantages pour les évènements de la région à prendre un virage plus écologique.

 

Pour que leur évènement devienne écoresponsable, les organisateurs doivent aller plus loin que la simple poubelle. Dans une approche de gestion environnementale, il faut observer différents principes : repenser ses besoins (ex. : avons-nous vraiment besoin d’un nouveau décor avec des matériaux neufs chaque année?), réduire sa consommation, réutiliser les produits, recycler les matières, valoriser les déchets (ex. : inclure des bacs pour la collecte des matières organiques [compostage] et enfouir ce qui reste [idéalement le moins possible]).

 

Ce principe de gestion écologique demande aux organisateurs une meilleure organisation dès le premier jour de planification du prochain évènement. Cela exige de faire un effort différent et de se poser des questions différentes afin de réduire son empreinte écologique.

 

Défis pour les organisateurs d’évènements

 

Les 3 principaux défis des évènements :

 

1-       Le défi de l’engagement : L’engagement des membres du comité organisateur à vouloir mettre en place des mesures pour entreprendre le virage écoresponsable est capital. L’engagement des dirigeants est la source du changement.

 

2-       Le défi budgétaire : Le financement des mesures à mettre en place pour une meilleure gestion environnementale n’est pas forcément une évidence pour plusieurs organisateurs. Non, ce n’est pas gratuit que gérer, traiter et trier les « déchets » lors d’un évènement. À cet égard, je tiens à souligner l’initiative du FME d’instaurer des frais de 0,50 $ sur chaque billet vendu. Cette somme est destinée à la gestion environnementale de l’évènement. Le FME est le 1er évènement en Abitibi-Témiscamingue à procéder de la sorte.

 

3-       Le défi de l’amélioration continue : Une fois les premières mesures mises en place (ex. : la gestion responsable des matières), les organisateurs doivent poursuivre le virage vert en favorisant la réduction de la consommation, la réutilisation des produits et la valorisation des matières organiques (revoir plus haut les principes). C’est ainsi qu’une importance est accordée aux verres et aux bouteilles réutilisables, à la minimisation des décors, à l’élimination de la vente de bouteilles d’eau à usage unique, à l’offre de nourriture locale et/ou bio, à la promotion évènementielle sur le Web (moins de programmes en papier), etc. La liste des mesures et gestes est aussi longue que celle des impacts de chaque décision prise par le comité organisateur. 

 

Passer des intentions à l’action 

Pour entreprendre ou poursuivre un virage écoresponsable, il existe une panoplie d’outils, de formations et de services pour les organisateurs qui ne sont pas forcément des spécialistes de la gestion environnementale d’évènement. Le CQEER est une référence en la matière au Québec. Le GÉCO l’est aussi pour l’Abitibi-Témiscamingue.

 

En terminant

 

Comme vous, je crois que l’avenir passe par le virage VERT, autant pour les citoyens, pour les entreprises que pour les évènements. Réduire notre impact sur notre environnement n’est plus une option à cocher selon notre intérêt pour la cause. Il est essentiel de poser des gestes réels, concrets et quotidiens.

 

Un jour à la fois, un geste à la fois, nous allons tous finir par prendre le #viragevert : nous sommes tous des écocitoyens « en développement ».

 

Le plus important est de le faire… pas juste d’y penser.

 

Bon virage!

 

 

 

 

 

Print Friendly and PDF

Commentaires

Publicités

Vous vous apprêtez à être redirigé
vers la Boutique des arts CULTURAT.

Continuer Annuler