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Chroniques // CULTURAT

CULTURAT à travers les yeux de… Philippe Lord

// Pascale Charlebois - 10 oct. 2016

Numéro : Octobre 2016

 

photo : Courtoisie

 

Avec la superbe murale de l’artiste Omen qui vient d’être réalisée sur son mur arrière, le Prospecteur démontre une fois de plus qu’il est un véritable catalyseur de l’effervescence culturelle en région et c’est loin d’être un hasard, puisque c’est l’objectif même des deux créateurs de ce lieu.

 

« Le but premier du Prospecteur, m’explique Philippe Lord, copropriétaire de la microbrasserie, c’est vraiment de dynamiser le domaine culturel, principalement à Val-d’Or, mais dans toute la région aussi. On s’est installés à Val-d’Or pour faire revivre la gang de jeunes de 25-40 ans, les jeunes professionnels. On se faisait souvent dire que tout se passait à Rouyn, qu’à Val-d’Or il n’y avait pas grand-chose. On a voulu changer un petit peu le vent de bord ! Et ça fonctionne bien, vraiment, le public est au rendez-vous. »

 

Comme ils voyaient déjà la culture comme une importante mission du Prospecteur, CULTURAT n’est donc pas venu bousculer les plans des deux propriétaires, mais les a tout simplement incités à embarquer à toute allure dans de multiples projets : piano public, salle privée devenue une salle d’exposition permanente pour les artistes de la région, première murale de Staifany Gonthier à l’été 2015, deuxième murale à l’été 2016 avec Omen, implication avec le Festival de cinéma des gens d’ici, le FRIMAT, le Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue, et j’en passe. Cette année, Le Prospecteur a présenté un spectacle presque toutes les semaines, quand ce n’est pas plus encore. Pour Philippe Lord, CULTURAT est devenu pratiquement un devoir d’entrepreneur : « C’est un mouvement de citoyens et d’entreprises, parce que la culture, ça passe par les entreprises principalement si on veut que les gens dynamisent la ville. Pour moi, en tant qu’entrepreneur, c’est vraiment de mobiliser mon entreprise pour faire adhérer le plus d’amis, le plus de clients et le plus de gens possibles à la culture, principalement à Val-d’Or. Pour nous, c’est une formule gagnante, on voit vraiment une différence. C’est vraiment bénéfique pour nous personnellement et pour notre entreprise, c’est sûr. »

 

Ingénieur de formation, le microbrasseur se dit cependant très près du monde des arts, ne serait-ce que par la créativité que lui demande son travail. Visiblement, c’est un mode qu’il aime côtoyer et il envisage faire toujours plus de projets qui dynamiseront le milieu culturel de Val-d’Or et de toute la région, notamment une programmation de spectacles toujours plus étoffée et de meilleure qualité et un immeuble dont l’extérieur se transformera peu à peu en musée. « On est déjà en train de regarder avec Omen pour récidiver sur le bloc encore l’année prochaine, confie-t-il. Lui, il aimerait ça faire vraiment tout le tour du bloc avec des œuvres thématiques. On est vraiment contents, il y a eu une super réaction, ça a été partagé sur Internet, sur Facebook, c’est hallucinant. Ça représente beaucoup pour nous autres. Que les gens puissent venir au parc à côté et après ça, faire le tour de la bâtisse pour voir les 6-7 murales tout le tour, ce serait ça notre but, à long terme. » Pour l’instant, le temps est le seul facteur qui les empêche de faire davantage de projets. « Ce qui nuit à notre créativité, c’est le temps. On aimerait ça avoir un clone de chacun de nous deux. » \\

 

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