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Chroniques // Pleins feux sur la culture en Abitibi-Témiscamingue

Les métiers d’art

// Madeleine Perron - 16 déc. 2015

Numéro : Décembre 2015 / Janvier 2016

 

Caroline Arbour joaillière, membre du collectif qui a organisé la 1e édition de M.A . L’Événement, en 2010
photo : Archives CCAT

 

En ce début de période de festivités de Noël, nous voulons attirer votre attention sur les métiers d’art, puisque nous sommes plusieurs à offrir des objets ou des œuvres réalisés par ces maîtres de la transformation des matériaux : les artisans.

 

En Abitibi-Témiscamingue, on constate qu’entre 2007 et 2015, le nombre d’artisans est passé d’une trentaine à une quarantaine œuvrant professionnellement. Bien qu’ils soient peu nombreux, plusieurs d’entre eux se distinguent et exposent à l’étranger.

 

Aucun organisme local ou régional ne les rassemble. Toutefois, a eu lieu en 2015 la première Triennale en métiers d’art, organisée par le Centre d’art Rotary de La Sarre. Cet événement a pris le relais de M.A. L’Événement, une exposition coordonnée par un collectif d’artisans, regroupant plusieurs œuvres ou objets sélectionnés par un jury de pairs.

 

Pour vendre leur production, la plupart de ceux-ci participent à des marchés de Noël ou encore sont distribués dans les petites boutiques des centres d’exposition ainsi que les lieux historiques et bureaux touristiques. Ces dernières années, on les voit plus fréquemment l’été dans les marchés publics, la Route du terroir de La Motte et la Foire gourmande de Ville-Marie.

 

Bien que les coûts fixes pour l’installation en atelier soient moindres que dans les grands centres, l’éloignement géographique et la faible démographie imposent des limites. Les artisans doivent composer avec des coûts élevés pour le transport des matières premières, le démarchage et la participation à des expositions à l’extérieur de la région.

 

Dans les communautés autochtones, l’artisanat traditionnel est très présent. Mentionnons entre autres Migona, un projet de Kitcisakik permettant aux artisans de garder vivantes les techniques de fabrication traditionnelle. À Pikogan, une coopérative des artisanes organise des comptoirs de vente de productions. En milieu urbain, à Senneterre, le Centre d’amitié autochtone tient une boutique dédiée à l’art traditionnel autochtone.

 

Pour en savoir davantage sur les métiers d’art, consultez le Portrait des arts et de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue rédigé par Louise Lambert, disponible sur le site du CCAT. \\

 

Les métiers d’art en chiffres :

 

  • De 2000 à 2007, le soutien accordé par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) totalisait 13 728 $, alors que de 2007 à 2014, il a été de 30 900 $.
  • De 2000 à 2007, le soutien accordé par la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) totalisait 33 100 $, alors que de 2007 à 2014, il a été de 21 283 $.

 

 

 

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