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Chroniques // Sports et plein air

Nature et plein air

L’art d’observer la nature

// Nicola Boulé, responsable conservation et éducation, Parc national d’Aiguebelle - 3 déc. 2014

Numéro : Décembre 2014 / Janvier 2015

 

Traces de coyote ou de loup
photo : Mathieu Dupuis

 

Reconnu pour l’observation de la faune, le parc national d’Aiguebelle est l’endroit rêvé pour les amants de la nature. Que ce soit en randonnée, à ski ou en raquettes, vous êtes certains de croiser des indices de la présence d’animaux sur le territoire. Huttes de castor, crottins d’orignal, pistes de loup, empreintes de griffes d’ours sur un arbre… Les signes de présence animale sont nombreux en forêt. Sauriez-vous les repérer? C’est à tous ces petits détails qu’un randonneur doit porter attention s’il veut découvrir les chefs-d’œuvre de Dame Nature.

 

D’abord créé en tant que réserve de chasse et de pêche en 1945 dans le but de conserver l’orignal et le castor, le parc national d’Aiguebelle représente aujourd’hui un véritable paradis pour les animaux. La présence de forêt mature, l’interdiction de chasse, la tranquillité, le nombre restreint d’infrastructures et les efforts mis en place pour maintenir l’intégrité écologique constituent des conditions optimales pour la présence de la faune. Comme il n’y a pas de chasse ni de trappe depuis 1985 sur le territoire du parc, la densité d’orignaux et de castors y est plus élevée qu’ailleurs en région. Cela favorise également la présence des autres espèces telles que la martre d’Amérique et le loup, son plus grand prédateur. 

 

Bien que la densité d’animaux soit plus élevée dans le parc qu’ailleurs en région, les signes de présence ne sont pas toujours faciles à repérer. Il importe d’être capable de reconnaître les indices laissés par les animaux; il faut trouver où ils dorment, où ils mangent et où ils vivent, par exemple. La patience est de mise, mais ce n’est pas suffisant. Les professionnels savent reconnaître les excréments, les pistes, les sons; bref, tout indice laissant croire qu’un animal est passé par là. Le secret réside dans la pratique… Plus on visite la forêt et plus on en apprend.

 

La majorité du temps, les animaux vont emprunter les routes et les sentiers déjà tracés. Il faut alors chercher les signes de présence aux abords des routes et des ponts, ce qui facilite grandement les recherches qui peuvent parfois être longues et sans succès lorsqu’on tente de s’aventurer en pleine forêt. L’hiver nous offre l’opportunité de constater les nombreux déplacements des animaux et souvent, de constater qu’il y en a bien plus qu’on le pense! Alors que certains animaux ralentissent leur rythme de vie, d’autres doivent se déplacer d’une cachette à l’autre à la recherche de nourriture.

 

Lorsqu’il est temps de profiter de la forêt, il faut demeurer vigilant et être prêt à toutes sortes de rencontres. Les animaux sont curieux de nature, mais demeurent à l’affût du moindre bruit suspect. En famille ou entre amis, chaque saison apporte son lot de découvertes. Il suffit de fermer la télévision et de sortir respirer un peu d’air frais dans les collines Abijévis!

 

 

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