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Chroniques // Histoire et patrimoine

Chronique histoire et patrimoine

Un nouveau centenaire dans la région : le National Transcontinental Railways

// Société d’histoire de Senneterre - 11 mars 2014

Numéro : Mars 2014

 

photo : Louis-François Garceau

 

La journée du 17 novembre 2013 s’annonçait ordinaire. Température fraîche, maussade et pluvieuse. Mais à Senneterre, pour une cinquantaine de personnes, on se croirait en un merveilleux dimanche ensoleillé. En effet, sur le quai de la gare, des gens, sourire aux lèvres, sont en attente du train. L’heure est à la fête.

 

La raison en est la suivante : la Société d’histoire de Senneterre organise ce jour-là une célébration, une forme de pèlerinage qui va amener ces voyageurs à descendre du train à Press pour commémorer la pose du dernier crampon qui allait unir deux tronçons du chemin de fer, un parti de Winnipeg, et l’autre de Québec, et ainsi compléter ce rail qui fera office de chemin de la colonisation. C’est ce qui amènera le développement de notre région et fera de Senneterre la « Porte de l’Abitibi ». C’est en effet le 17 novembre 1913 que fut planté le dernier crampon qui allait joindre les rails et ainsi assurer une liaison transcanadienne.

 

Tout ce beau monde arrive à Press, où ils descendent. Un participant (notre président M. Jean-Paul Dubé) a même revêtu un costume d’époque. Ils sont attendus par un autre groupe, venu par la route, dans un autobus loué pour le retour.

 

Mr Louis-François Garceau, responsable de la revue TRAQ, a fait des recherches et trouvé que le dernier crampon aurait été planté à 15 milles à l’est du lac Nellie, aujourd’hui appelé le Lac Faillon. La cérémonie commémorative s’organise autour de ce crampon mythique, et des anciens viennent raconter comment on installait les rails. Un travailleur enfonce d’un coup de masse le clou de fer; la symbolique est forte. Les participants présents sont tous très fiers d’avoir répondu à l’appel. Malgré la pluie, d’immenses sourires illuminent les visages.

 

Rappel Historique

 

La colonisation de l'Abitibi débute en 1912, une fois la voie ferrée du National Transcontinental ouverte aux passagers. On connaît alors la diversité de ses richesses naturelles et de ses terres arables, mais le manque de routes d’accès et l’éloignement du reste de la province se posent comme embûches à sa colonisation.

Ce sera la construction du chemin de fer du National Transcontinental qui en favorisa le peuplement du territoire, et la présence de nombreuses scieries assureront le développement des villes et villages dispersés le long du tracé de la voie ferrée.

À compter de 1914, l’Abitibi entre dans une nouvelle phase de son peuplement lorsqu’un premier train arrive directement de l’Est, sans passer par le long détour de North Bay à Cochrane, par le Temiskaming and Northern Ontario Railway.

Ainsi, de 1912 à 1924, une vingtaine de paroisses voient le jour. En 1913, la population de la région s’élève à 329 habitants et en 1920, elle atteint 11 823 personnes.

 

En bref, le rattachement de l’Abitibi au Québec et la construction du chemin de fer National Transcontinental donnent le signal au début de la colonisation agricole de ce territoire après 1910.

 

La Société d’histoire de Senneterre invite le public de l’Abitibi-Témiscamingue ou d’ailleurs à venir découvrir  l’exposition annuelle qui sera tenue les 10 et 11 mai en après-midi. « Au plaisir de vous rencontrer chez nous, et continuons de préserver avec fierté la mémoire de ceux qui sont passé avant nous; ils méritent grandement notre souvenance.»

 

 

Références historiques :Marc Riopel, Ph.D. Histoire, À travers le temps enr., Hudson,

24 avril 2003.

 

 

 

 

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