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Articles // Société

IMMIGRATION

AUTOPORTRAIT D'UN IMMIGRANT ENGAGÉ

// Aimé Pingi - 27 mars 2019

Numéro : Avril 2019

 

Aimé Pingi
photo : La Mosaïque

 

Je suis Aimé Pingi, originaire de la République démocratique du Congo. J’ai immigré au Québec en 2008 dans la catégorie des travailleurs qualifiés sélectionnés par le Québec. Je suis diplômé universitaire en sciences chimiques (5 ans d’université), soit l'équivalent du baccalauréat québécois, et je suis membre de l’Ordre des chimistes du Québec.

 

J’ai travaillé durant huit ans au contrôle de la qualité pour l’usine d’embouteillage d’eau ESKA. Actuellement, je travaille au laboratoire de chimie analytique de la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda.

 

À mon arrivée, j’ai été accueilli par une famille québécoise dans le village de Saint-Félix-de-Dalquier. Le fait d’avoir été accueilli dès mon arrivée au sein d’une famille a été un des plus grands facteurs de mon intégration, ce qui a facilité mes premières démarches d’immigration. À l’époque, il n’y avait pas de services d’accueil des nouveaux arrivants, à ma connaissance. C’était donc plus facile avec ma famille d’accueil qui a pu répondre à toutes mes questions et m’a conduit à différents bureaux et services utiles pour un immigrant.

 

Pour l’immigrant que j’étais comme pour beaucoup de nouveaux arrivants, le soutien s’est avéré nécessaire afin d’obtenir certains documents et services :

  • carte d’assurance sociale;
  • carte d’assurance maladie du Québec (son obtention exige une preuve de résidence et des témoins);
  • permis de conduire du Québec (aujourd’hui, il faut passer par une auto-école, puis on a besoin d’un compagnon, car le permis temporaire est un passage obligé. Avant, il suffisait d’échanger le permis de son pays d’origine avec celui du Québec et de passer un examen);
  • des courses administratives et médicales vers Montréal, Gatineau et d’autres grandes villes, car tous les bureaux servant les immigrants se trouvaient dans les grandes villes. Il n’y avait même pas de médecins désignés pour l’immigration dans la région;
  • Les déplacements dans la région n’étaient pas évidents (absence de transport en commun abordable dans la région).

Bref, comme d’autres j’ai eu à faire face à plusieurs défis et cela aurait pu être vraiment compliqué si je n’avais pas connu de personnes dévouées pour m’aider, une chance que tous les immigrés n’ont pas. La présence de gens disponibles pour aider et accompagner un immigrant lors de son arrivée est un facteur important d’intégration pour une région comme la nôtre.

 

Un an plus tard, j’ai déménagé à Amos où j’ai commencé à m’impliquer avec le Centre de prévention du suicide d’Amos dont j’ai présidé le conseil d’administration pendant près de cinq ans. Mes implications m’ont permis non seulement de mieux m’intégrer, mais aussi de bâtir tranquillement un grand réseau d’amis et de contacts. Ce réseau me permet aujourd’hui d’aider et de diriger plusieurs autres immigrants.

 

Mes valeurs humaines et communautaires me poussent à toujours m'impliquer dans ma communauté. Je possède beaucoup d’expérience auprès des organismes communautaires de la région et du Canada. Je suis actuellement président de la Mosaïque, association interculturelle d’accueil des nouveaux arrivants et des personnes immigrantes dans la région. Je m’implique comme leader du groupe RÉSULTATS Canada pour la région de l’Abitibi-Témiscamingue et je suis membre du comité de gouvernance des eskers de l’Abitibi-Témiscamingue avec l’UQAT. En 2018, j’ai été président d’honneur du Gala les élites de la Chambre de commerce et d’industrie du Centre-Abitibi à Amos sous le thème « Un pour tous, tous pour un ».Je coanime une émission à TVC7 qui fait découvrir aux Abitibiens les personnes qui ont immigré dans notre belle région. Pendant deux ans, j’ai été président de la Croix Rouge de l’Abitibi et je suis ambassadeur du tourisme de l’Abitibi-Témiscamingue pour l’organisation des événements ayant donné de la visibilité à notre région. J’ai été reconnu comme citoyen du mois à Amos en 2012 et mis en nomination pour le prix David Gourd de la chambre des commerces du Centre-Abitibi en 2017.

 

Je viens de déménager pour Rouyn-Noranda où j’ai trouvé un nouvel emploi pour la fonderie Horne. Je compte bien m’impliquer encore plus dans l’accueil et l’intégration des immigrants et nouveaux arrivants dans ma nouvelle ville.

 

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