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Articles // Arts visuels

Parkas de poils au Fort-Témiscamingue

// Lise Millette - 9 juil. 2017

Numéro : Juillet-août 2017

 

Illustrations Michel Villeneuve

 

Oursons, castors, cerfs, petites bêtes velues qui peuplent les forêts de la grande région de l’Abitibi-Témiscamingue, et quelques humains, seront à l’honneur au Fort-Témiscamingue alors que l’artiste-illustrateur Michel Villeneuve présentera tout l’été son exposition Parkas de poils.

 

Du 1er au 4 septembre, 25 de ses œuvres minutieusement réalisées au crayon, principalement au pousse-mine. Plusieurs ont été créées à partir des photos de Luc Farrell, photographe animalier de Rouyn-Noranda, complice de Michel Villeneuve depuis quelques années déjà.

 

L’artiste a été approché par le Fort-Témiscamingue pour cette exposition. Il s’agit d’une deuxième présence pour lui à cet endroit, après y avoir exposé Manteaux de plumes en 2015. 

 

« C’est vraiment un regard sur la région. Ce sont tous des animaux d’ici, des paysages aussi comme le lac Témiscamingue », explique M. Villeneuve.

 

Un petit temps d’arrêt s’impose au Fort-Témiscamingue, qui sera par ailleurs accessible gratuitement durant toute la saison dans le cadre du 150e anniversaire du Canada.

 

Michel Villeneuve travaille au graphite depuis les années 1990. S’il souhaite faire un retour à la couleur dans un proche avenir, il reconnait que le noir et blanc comporte plusieurs avantages.

 

« D’abord, ce sont des pièces qui se distinguent puisqu’une majorité travaille en couleur, et puis le noir et blanc fait en sorte que les gens voient les illustrations dans leurs propres couleurs à eux », résume-t-il.

 

Les illustrations de l’artiste comportent de nombreux détails et une multitude de teintes, mais rien n’est estompé afin de ne pas rendre le dessin trop gris.

 

« Ça nécessite davantage de minutie. C’est la pression de la main qui va donner le ton », résume l’ancien graphiste au ministère de la Forêt pour le gouvernement du Québec, aujourd’hui retraité.

 

La précision est peut-être devenue pour lui une seconde nature, alors qu’il travaillait à la cartographie avant l’arrivée du numérique.

 

« C’était la belle époque. Tout était manuel et les cartes étaient dessinées », raconte-t-il.

 

Une fois terminée, chaque œuvre est encadrée avec soins et si le graphite est plutôt stable, Michel Villeneuve dessine sur du carton sans acide afin de ne pas voir ses dessins s’altérer avec le temps.

 

«  Adolescent, j’ai travaillé avec des cartons super blancs et aujourd’hui, ils ont tous jauni », exprime-t-il sur une note de déception.

 

Parkas de poils ne signe pas la fin des projets pour Michel Villeneuve, qui devrait lancer N’importe quoi 2 à la Fontaine des Arts de Rouyn-Noranda cet automne. Cette autre exposition doit mettre en scène des pièces de ses diverses collections dont Tous humains,qui délaisse les animaux pour le portrait.

 

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